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    6/10/2009

    Qui Sème le Vent Récolte la Tempête

     

     temptevent.jpg

     

     pluie.gif

    "Pourquoi faut-il bien réfléchir avant d’agir ?
    Parce qu’agir c’est déclencher des forces,
    et une fois les forces déclenchées,
    elles ne s’arrêtent pas en chemin,
    elles vont jusqu’au bout.

     

    soleilpluie.gif 

    Vous êtes dans la montagne et vous avez là,
    au-dessus de vous, un énorme rocher prêt
    à dégringoler la pente : il dépend de vous de
    le laisser tranquille ou de précipiter sa chute.
    Si vous le mettez en branle,
    impossible ensuite de l’arrêter :
    il vous écrasera et beaucoup d’autres avec vous.

     pluie.gif

    Et si vous ouvrez les portes d’une écluse,
    essayez ensuite d’arrêter l’eau !
    Vous êtes toujours maître d’agir
    ou de ne pas agir, mais dès le moment
    où vous décidez d’agir, les forces libérées
    vous échappent.

     

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    Quand des agitateurs déclenchent
    une émeute, ils en perdent très vite
    le contrôle. C’est pourquoi on dit :
    « Qui sème le vent récolte la tempête »,
    et cette tempête peut emporter celui-là
    même qui l’a suscitée.

     pluie.gif

    Avant de dire un mot, de jeter un regard,
    d’écrire une lettre, de donner
    le signal d’une guerre, on a tous les pouvoirs,
    mais ensuite c’est fini,
    on n’est plus que le spectateur,
    et souvent même la victime."
     

     soleilpluie.gif

    Pensée D'Omraam
    Mikhaël Aïvanhov
    (1900 - 1986)
     

     tempte2.jpg

     

    5/26/2009

    Comme Disait Francis Bacon

     

     

     

    Celui qui donne un bon conseil,
    construit d'une main,
    celui conseille et donne l'exemple,
    à deux mains; mais celui qui donne
    de bonnes leçons et un mauvais exemple
    construit d'une main et détruit de l'autre.

     

     


    Toutes les couleurs
    s'accordent dans l'obscurité.

     

     

     

    Il y a de la superstition
    à éviter la superstition

     

     


    La prospérité a un cortège
    de craintes et de déplaisirs;
    l'adversité de réconforts
    et d'espoirs.

     

     

     

    La vérité sort plus facilement
    de l'erreur que de la confusion.

     

     


    Le meilleur moyen de conserver
    un esprit ouvert sont les conseils
    sincères d'un ami.

     

     

     

    Les maisons sont bâties pour être
    habitées et non point regardées.

     

     


    On ne commande à la nature
    qu'en lui obéissant.

     

     


    Un peu de foi éloigne de Dieu,
    beaucoup de science y ramène.

     

     

     

    Francis Bacon (1561-1626), philosophe anglais
    et homme d'État, un des pionniers
    de la pensée scientifique moderne.
    Bacon naquit le 22 janvier 1561 à Londres
    et étudia à l'université de Cambridge.
    Élu à la Chambre des communes en 1584,
    il y demeura jusqu'en 1614.
    Il écrivit de judicieuses lettres de conseil
    à Élisabeth 1ère, reine d'Angleterre,
    mais il ne fut jamais donné suite à ses suggestions
    et il perdit toute faveur auprès de la reine en 1593,
    lorsqu'il s'opposa à un projet de loi sur une
    subvention royale. Bacon fit des propositions
    de plan de réunion de l'Angleterre
    et de l'Écosse et soumit des recommandations
    concrètes concernant les liens avec les catholiques romains.
    En récompense de ses efforts,
    il fut fait chevalier en 1603, nommé commissaire
    de l'union de l'Écosse et de l'Angleterre
    et se vit accorder une pension
    .

     

     

     

    Son livre Traité de la valeur et de l'avancement
    des sciences fut publié en 1605.
    Deux années plus tard, il fut nommé sollicitor général.
    Au cours de la dernière session du premier
    Parlement en 1611 sous James 1er,
    les différends entre la Couronne et les communes
    devinrent critiques et Bacon assuma le rôle
    de médiateur en dépit de la méfiance
    qu'il éprouvait à l'égard du principal ministre
    de James, Robert Cecil, comte de Salisbury.
    À la mort de Salisbury en 1612,
    Bacon, cherchant attirer l'attention du roi,
    écrivit plusieurs articles sur l'art de gouverner.

     

     

     

    En 1613, il fut nommé attorney général puis en 1618,
    grand chancelier et baron Verulam.
    En 1620, son Novum Organum fut publié.
    La même année, il fut accusé de corruption
    par le Parlement et condamné à une amende,
    à l'emprisonnement au gré du roi et au
    bannissement du Parlement et de la cour.
    En septembre 1621, le roi lui pardonna
    tout en lui interdisant les fonctions politiques.
    Bacon se remit alors à ses écrits,
    achevant son Histoire de Henry VII et sa traduction
    en latin de l'Avancement des sciences (De Augmentis).
    En mars 1622, il offrit de faire un recueil des lois,
    proposition qui resta lettre morte
    en dépit des requêtes répétées adressées
    à JamesIer et à son successeur,CharlesIer.
    Il mourut à Londres le 9 avril 1626.

     

     

     

    5/16/2009

    Apocalypse, Chapître 4

     

     

     

    Apocalypse
    de Jean


    Chapître 4

     


     

    1 Après cela, je regardai, et voici,
    une porte était ouverte dans le ciel.
    La première voix que j`avais entendue,
    comme le son d`une trompette,
    et qui me parlait, dit:
    Monte ici, et je te ferai voir
    ce qui doit arriver dans la suite.

     


     
    2 Aussitôt je fus ravi en esprit.
    Et voici, il y avait un trône dans le ciel,
    et sur ce trône quelqu`un était assis.

     


    3 Celui qui était assis avait l`aspect d`une pierre
    de jaspe et de sardoine;
    et le trône était environné d`un arc-en-ciel
    semblable à de l`émeraude.

     

     
     
    4 Autour du trône je vis vingt-quatre trônes,
    et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis,
    revêtus de vêtements blancs,
    et sur leurs têtes des couronnes d`or.

     

     


     
    5 Du trône sortent des éclairs,
    des voix et des tonnerres.
    Devant le trône brûlent sept lampes ardentes,
    qui sont les sept esprits de Dieu.

     


     
    6 Il y a encore devant le trône
    comme une mer de verre,
    semblable à du cristal.
    Au milieu du trône et autour du trône,
    il y a quatre êtres vivants
    remplis d`yeux devant et derrière.

     


    7 Le premier être vivant est semblable à un lion,
    le second être vivant est semblable à un veau,
    le troisième être vivant a la face d`un homme,
    et le quatrième être vivant est semblable
    à un aigle qui vole.

     


     
    8 Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes,
    et ils sont remplis d`yeux tout autour et au dedans.
    Ils ne cessent de dire jour et nuit:
    Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu,
    le Tout Puisant, qui était, qui est, et qui vient!

     


     
    9 Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur
    et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône,
    à celui qui vit aux siècles des siècles,

     


     
    10 les vingt-quatre vieillards se prosternent devant
    celui qui est assis sur le trône et ils adorent
    celui qui vit aux siècles des siècles,
    et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant:

     


    11 Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu,
    de recevoir la gloire et l`honneur et la puissance;
    car tu as créé toutes choses, et c`est par ta volonté
    qu`elles existent et qu`elles ont été créées. 

     

     

     

    4/30/2009

    L'Adversité



     

     

    " L'homme est un apprenti,
    la douleur est son maître. "

    (Alfred de Musset)

     

     
     

    " La glaise ne devient terre à mouler
    qu'après avoir été pétrie. "

    (Proverbe Grec)

     

      

    " L'infortune est la sage-femme
    du génie. "

    (Napoléon 1er)

     

     

     

    " Il n'y a rien de si infortuné
    qu'un homme qui n'a jamais souffert. "

    (Joseph de Maistre)

     

      

    " La prospérité montre les heureux,
    l'adversité révèle les grands. "

    (Pline le Jeune)

     


     

    " L'âme vile est enflée d'orgueil
    dans la prospérité et abattue
    dans l'adversité. "

    (Epicure)

     

     

    " La prospérité découvre nos vices
    et l'adversité nos vertus. "

    (Francis Bacon)
     

     

    4/12/2009

    Les Liens

     

     

     

      "Le monde matériel et le monde spirituel
    nous présentent leurs richesses ;
    dans les deux cas, il est difficile de les acquérir,
    mais les difficultés ne sont pas vécues
    de la même manière selon que l’on
    recherche les unes ou les autres.
    Celui qui se concentre sur les réalisations matérielles,
    les possessions, l’argent, le pouvoir,
    et qui ne parvient pas à ses fins,
    ressent amèrement ses échecs,
    comme s’il avait tout perdu.

     

        

     

    Tandis que celui qui est habité
    par des besoins spirituels se sent
    toujours soutenu.
    Par ses aspirations à une vie supérieure,
    il n’a cessé de tisser des liens
    avec le monde divin,
    et cesliens produisent en lui
    des vibrations secrètes.
    Même s’il n’arrive pas à réaliser
    pleinement toutes ses aspirations,
    ces vibrations qu’il ressent dans son être
    profond finissent toujours par le sauver
    du découragement."

     


    Pensée D'Omraam
    Mikhaël Aïvanhov

     

     

     

    3/19/2009

    Primavera




    Comme le Printemps se pointe le nez
    (20 mars) yesss...lol
    J'ai pensé faire un billet
    sur le tableau "
    Primavera"
    Le Printemps de Sandro Botticelli
    et une analyse du dit tableau...


     

     

    Le Printemps (Primavera en italien)
    est un grand tableau mural de Sandro Botticelli,
    peint entre 1477 et 1478,
    période de la Première Renaissance.


    Cette célèbre œuvre d'art fut trouvée
    dans la villa médicéenne di Castello
    de son commanditaire, un riche toscan.
    Lui faisait face, sur l'autre mur,
    la Naissance de Vénus.


    Le nom du tableau provient de l'inventaire
    général de Giorgio Vasari effectué en 1550 :
    il l'identifia à une célébration
    de l'arrivée du printemps.


    Le tableau fut caché au castello di Montegufoni
    pendant l'occupation allemande et restitué
    aux Uffizi après la Seconde Guerre mondiale.

     

     

    Sandro Botticelli



    Sources d'inspiration de l'artiste:

     

    La dimension de redécouverte des écrits
    de l'Antiquité romaine est tangible pour ce tableau,
    qui ressemble à la poésie d'Ovide,
    notamment dans ses Fastes
    prenant sujet sur les fêtes religieuses romaines.


    En dépit du fait que l'interprétation première
    des personnages les associe à des dieux
    ou des idées, selon le mode d'expression
    pictural du néoplatonisme médicéen
    qui triomphe à la Cour,
    tout le talent du peintre consiste
    à rendre l'incarnation des chairs
    et le brio dans les expressions
    des visages, pleine illustration
    de la culture humaniste.


    Une analyse du tableau:


     
    Il s'agit d'un mélange de figures allégoriques
    à la fois profanes
    (renvoyant à la mythologie gréco-romaine)
    et sacrées (c’est-à-dire religieuses chrétiennes).

     

     


    Zéphyr et Flore:

     

    Le personnage de Flore jeune fille,
    à droite en robe blanche,
    devient l'allégorie de Florence,
    ville de Botticelli, une fois sa sexualité révélée.
    Ce sont des fleurs qui sortent de la bouche
    de Flore, qui se trouve être la nymphe
    des fleurs (Chloris) des grecs pathetique,
    lorsque Zéphyr, dieu du vent, lui souffle dessus,
    causant un trouble visible dans l'expression
    du visage, trouble qui va lui révéler sa féminité.

     

     

     

     Florence:

     
    Allégorie de la ville tutélaire de Botticelli,
    Flore a cette fois acquis une maturité éclatante
    que vient souligner sa robe décorée
    de fleurs qui sortaient de sa bouche.

     

    Il faut savoir que l'artiste était aussi
    connu de son vivant pour peindre
    de tels motifs floraux sur les robes
    des riches madones de l'aristocratie florentine,
    ornementations particulièrement appréciées
    à l'occasion des fêtes.

     

     


     La figure centrale:

     

    Le côté profane et art sacré religieux
    est mêlé avec cette figure,
    pour laquelle on ne sait dire s'il s'agit de la Madone,
    la vierge Marie (ce que l'aura végétale
    laisse entendre autour de sa tête,
    telle une auréole),
    ou du personnage païen qui fit la renommée
    du peintre: la Vénus en majesté.

     

    Cette subtile confusion fut manifestement
    voulue par l'artiste, dans la mesure
    où la Naissance de Vénus, son second tableau,
    lui faisait face dans la maison
    du donneur d'ordre où le tableau était exposé.

     

    Le tableau tout entier, et cette figure en particulier,
    montre que la Renaissance s'affranchit du mode
    de représentation chrétien ; pour l'instant
    d'une manière équivoque puisqu'un représentant
    de l'inquisition ou de l'ordre moral,
    doutant de l'œuvre, pourrait se voir rétorquer que,
    sous une certaine forme d'interprétation,
    le tableau célèbre Marie par la présence
    de l'auréole végétale, le reste n'étant
    que licence artistique.
    L'artiste montre son intelligence
    et prouve le génie humain en cachant
    ses messages sous forme iconographique,
    au mépris de toute tradition héritée
    de l'ordre qui le précède.

     

    Sandro Botticelli n'a rien représenté
    au hasard sur cette fresque réservée
    à un public très intellectuel,
    jusqu'à la posture prise par les personnages.

     

     

     

    The Birth of Venus
    Sandro Botticelli




    Cupidon:


    L'ange Cupidon, flèche tendue, se trouve
    au dessus de la figure centrale.
    Une analyse très particulière du travail
    de Botticelli, cinq cent ans avant l'avènement
    de la psychanalyse, révèle des messages
    dans ce tableau que la bonne morale cléricale
    de son époque aurait considérablement
    réprouvés s'il n'étaient,cachés,réservés à un public
    d'esthètes ou d'initiés :

     
    La flèche, la danse amoureuse,
    et la polarité de ces symboles.
    Amour, Cupidon va tirer sa flèche,
    c'est ce à quoi l'on s'attend de par la tradition picturale.
    Ceci correspond à l'idée que l'on se donne
    du bourgeonnement végétal, sujet du tableau.
    Les choses se corsent lorsque l'on considère
    quelle est la direction du tir pour la flèche,
    rapportée à la forme générale prise par la danse
    des trois Grâces. Ces dernières ne sont pas
    à prendre individuellement, mais dans leur ensemble
    représentant la sublimation de la féminité;
    on réalise alors la raison pour laquelle
    la forme générale de la danse des trois Grâces
    est si différente de celle de Rubens,
    à titre de comparaison, et pourquoi les mains
    se joignent au dessus d'elles
    afin de composer cette forme générale.


    Il serait possible de qualifier cette connotation de freudienne,
    si Botticelli n'avait pas quatre cent ans d'avance
    dans son symbolisme : la flèche, la danse amoureuse,
    et la polarité de ces symboles.

     

     

     

     Les trois Grâces:


    Assimilées à Catherine Sforza - à laquelle Botticelli
    avait déjà fait un portrait comme sainte Catherine d'Alexandrie,
    conservé au Lindenau-Museum de Altenbourg (Allemagne) -
    les trois Grâces sont représentées comme
    la Beauté, la Vertu et la Fidelité
    (renvoyant à la mythologie gréco-romaine).

     

     


    Mercure:

     
    Un caducée pour faire disparaître les nuages
    entrant en haut à gauche du tableau.
    On peut reconnaître le dieu Mercure
    grâce a ses trois attributs : le casque d'Hadès,
    le caducée et les sandales ailées
    qui font de lui le messager des Dieux Olympiens.
    Il constitue le gardien du jardin
    et en chasse les nuages qui risqueraient
    de l'assombrir : rien, pas même les intempéries,
    ne doit troubler l'idéal platonique apporté
    par les personnages-idées placées sur ce tableau.

     

       
     

    La Calomnie d'Apelle (1495)
    Sandro Botticelli



    Autres interprétations:

    Preuve que l'interprétation picturale
    n'est en rien monolithique,
    une autre d'entre elles consiste à inscrire
    cette peinture dans le canevas politique
    de la rivalité des cités-État de la péninsule
    italique durant le Quattrocento :
    selon cette vision,l'Amour serait la cité de Rome
    (Roma en italien, en effectuant une anagramme) ;
    les trois grâces figureraient Pise, Naples et Gênes ;
    Mercure Milan ; Flore la cité de Florence;
    la figure centrale serait Mantoue.


    Dans cette logique Chloris et Zéphyr
    figureraient le couple Venise et Bolzano,
    ou encore Arezzo et Forlì.


    C'est aussi un tableau de mariage,
    celui de Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis,
    un cousin de Laurent de Médicis,
    avec Sémiramis Appriani que l'on peut identifier
    comme les deux personnages vêtus de rouge,
    couleur de la passion.
      

     _______________________________________________________________

    Source d'Information:
    (
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Printemps_(Botticelli)
     

     

     

    3/2/2009

    Comme Disait Simone de Beauvoir

     

     

    Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale,
    c'est qu'on s'y habitue.

     

    Comment mesurer la souffrance et la joie?
    Peut-on comparer le poids d'une larme
    au poids d'une goutte de sang?

     

    En un sens le mystère de l'incarnation
    se répète en chaque femme;
    tout enfant qui naît est un dieu
    qui se fait homme.

     

    Le couple heureux qui se reconnaît
    dans l'amour défie l'univers et le temps;
    il se suffit, il réalise l'absolu.

     

    Qu'est-ce qu'un adulte?
    Un enfant gonflé d'âge.

     

    Se vouloir libre,
    c'est aussi vouloir
    les autres libres.

     

    Si l'on vit assez longtemps,
    on voit que toute victoire se change
    un jour en défaite.

     

    Si un seul homme peut être regardé
    comme un déchet,
    cent mille hommes ensemble
    ne sont qu'un tas d'ordures.

     

     
    Simone de Beauvoir et
    Jean-Paul Sartre

    Bio de Simone De Beauvoir

     

    Beauvoir, Simone de (1908-1986),
    femme de lettres et intellectuelle française.
    Née le 9 janvier 1908 à Paris dans un milieu
    bourgeois traditionnel et catholique,
    Simone de Beauvoir est d'abord une "jeune fille rangée",
    comme elle se décrit elle-même,
    mais elle affirme assez rapidement son anticonformisme:
    après des études classiques qui la mènent en 1929
    jusqu'à l'agrégation de philosophie
    —où elle fut reçue première—,
    elle refusa de se conformer à son destin
    tout tracé de mère et d'épouse.

     

     

     

    Sa rencontre avec Jean-Paul Sartre,
    qui passait l'agrégation la même année qu'elle, fut décisive:
    "Ce fut l'événement capital de mon existence",
    écrit-elle dans Tout compte fait (1972).
    Simone de Beauvoir noua en effet avec Sartre
    une relation de complicité amoureuse et intellectuelle
    qui dura jusqu'à la mort de Sartre, en 1980.
    Avec lui, elle mit en pratique un certain nombre des principes
    qui fondent sa conception de la femme et du couple,
    puisqu'ils ne se marièrent jamais,
    ne vécurent pas ensemble et s'autorisèrent
    des liaisons hors de leur couple,
    établissant parfois ensemble des relations triangulaires
    avec une tierce personne.

     

     

     

    Ce mode de vie très libre n'était pas dissocié,
    pour Simone de Beauvoir, de la réflexion qu'elle mena,
    sa vie durant, sur la condition féminine,
    l'engagement et le rapport à l'autre.
    Après avoir enseigné la philosophie,
    elle entra comme rédactrice à la revue
    les Temps modernes, dirigée par Sartre.
    Intellectuelle engagée et curieuse de tout,
    elle voyagea beaucoup, visitant successivement
    les États-Unis et la Chine,
    plus tard Cuba et l'URSS.

     

     


    Sa philosophie —l'existentialisme—
    et sa situation d'intellectuelle de gauche
    furent remises en cause par les horreurs
    de la Seconde Guerre mondiale.
    La mort de Sartre, en 1980, lui inspira la Cérémonie
    des adieux (1981).
    Elle-même s'éteignit à Paris le 14 avril 1986. 

     

     

    Jean-Paul Sartre,Boris Vian,
    Michelle Vian et Simone de Beauvoir

    2/22/2009

    –Autant En Emporte Le Temps–


     

     

    Ils se contentent
    de tuer le temps
    en attendant
    que le temps les tue.
     
    (Simone de Beauvoir)

     

     


    Il n'est rien de plus précieux
    que le temps,
    puisque c'est le prix
    de l'éternité.
     
    (Louis Bourdaloue)

     

     


    L'eau ainsi est le regard
    de la terre,
    son appareil à regarder
    le temps.
     
    (Paul Claudel)

     

     


    Ce n'est point le temps
    qui manque,
    c'est nous
    qui lui manquons.
     
    (Paul Claudel)

     

     


    Tout s'anéantit,
    tout périt, tout passe;
    il n'y a que le monde
    qui reste.
    Il n'y a que le temps
    qui dure.
     
    (Denis Diderot)

     

     


    Le temps ne s'occupe pas
    de réaliser nos espérances;
    il fait son œuvre et s'envole.

    (Euripide)

     

     


    Vouloir être de son temps,
    c'est déjà être dépassé.
     
    (Eugène Ionesco)

     

     


    Les jours sont peut-être égaux
    pour une horloge,
    mais pas pour un homme.
     
    (Marcel Proust)

     

     


    Chaque fois que le temps
    a fait croître un bâton,
    au bout du bâton l'homme
    a mis une lance.

    (Al-Moutanabbi)

     

     


    Le temps n'est jamais perdu
    s'il est donné aux autres.

    (Anonyme)

     


     

    On ne peut oublier le temps
    qu'en s'en servant.

    (Charles Baudelaire)

     

     


    Le temps est un grand maître,
    dit-on.
    Le malheur est qu'il tue
    ses élèves.

    (Hector Berlioz)

     

     


    Sage, ce n'est pas
    une question de temps,
    c'est une question de coeur
    et le coeur n'est pas
    dans le temps.

    (Christian Bobin)

     

      
     

    2/2/2009

    †▪▪▪Porter Sa Croix▪▪▪†

     

     

    J'ai reçu
    ses Images
    par Courriel
    Gracieuseté
    d'une de mes nièces
    et j'ai eu envie de les partager avec vous.

    Je n'ai pas vraiment besoin d'ajouter
    des mots
    aux images.
    Si on dit
    qu'une image
    vaut mille mots,
    Plusieurs images
    en valent
    combien? lol...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    1/19/2009

    §◦Comme Disait Shakespeare◦§


       
     

     

    C'est un malheur du temps
    que les fous guident les aveugles.

     

    Ce n’est pas un mince bonheur
    qu’une condition médiocre:
    le superflu grisonne plus vite,
    le simple nécessaire vit plus longtemps.

     

    Ce que l'amour peut faire,
    l'amour ose le tenter.

     

    Ce sont les étoiles,
    les étoiles tout là-haut
    qui gouvernent nos existences.

     

    Celui qui n'est plus ton ami
    ne l'a jamais été.

     

    Et le pouvoir terrestre est plus
    semblable à celui de Dieu
    quand la clémence adoucit la justice.

     

    L'amour ne voit pas avec les yeux,
    mais avec l'âme.

     

    Les hommes de peu de mots
    sont les meilleurs.

     

    On peut faire beaucoup avec la haine,
    mais encore plus avec l'amour.


     


    William Shakespeare, (1564-1616), poète et dramaturge anglais.
    On possède très peu de renseignements précis sur sa vie.
    Il serait né un 23 avril 1564, à Stratford-upon-Avon,
    dans le comté de Warwick, troisième enfant de John Shakespeare
    et de Mary Arden, issue d'une famille catholique
    de riches propriétaires terriens.
    On suppose qu'il fut élève à l'école de Stratford.
    Son père ayant eu des revers de fortune,
    il quitta Stratford et s'établit à Londres.

     

    C'est grâce à son activité de dramaturge qu'il aurait
    rétabli la fortune familiale. En 1582, il épousa la fille d'un fermier,
    Ann Hathaway, de huit ans plus âgée que lui,
    et dont il eut trois enfants. Installé à Londres vers 1588,
    il jouissait dès 1592 d'une certaine renommée
    en tant qu'acteur et auteur dramatique.

     

    Peu de temps après, il s'assura l'appui du duc de Southampton
    auquel il dédia ses premiers poèmes,
    Vénus et Adonis (1593) et le Viol de Lucrèce (1594).
    On date également de cette période un recueil poétique,
    les célèbres Sonnets, dont le dédicataire masculin est resté inconnu,
    et qui ne seront publiés qu'en 1609. Il devint actionnaire
    de la compagnie théâtrale des « Lord Chamberlain's Men »,
    qui, après la mort de la reine Élisabeth Ire,
    s'appela celle des « King's Men ».
    Les représentations avaient lieu au théâtre du Globe
    puis à celui de Blackfriars, ou encore à la cour.
    En 1613, il revint définitivement à Stratford,
    où il mourut le 23 avril 1616.



    Extrait du Film "Shakespeare In Love"
    Avec Joseph Fiennes et Gwyneth Paltrow.
    (1998)

    1/11/2009

    †~Guerre & Paix~†


     


      L'armée est une nation dans la nation :
    c'est un vice de nos temps.

     (Alfred, comte de Vigny)

     

    Le prétendu dieu des armées est toujours
    pour la nation qui a la meilleure artillerie,
    les meilleurs généraux.

    (Ernest Renan)

     

    Pour la plupart des hommes,
    la guerre est la fin de la solitude.
    Pour moi,elle est la solitude définitive.

    (Albert Camus)

     

    Il y a des guerres justes,
    il n'y a pas d'armées justes.

    (André Malraux)

     

    Quand les riches se font la guerre,
    ce sont les pauvres qui meurent.

    (Jean-Paul Sartre)

     

    Vous n'avez qu'un jour à passer sur la terre;
    faites en sorte de le passer en paix.

    (Félicité de La Mennais)

     

    Le plaisir des disputes,
    c'est de faire la paix.

    (Alfred de Musset)

     

    La guerre,c'est la guerre des hommes;
    la paix c'est la guerre des idées.

    (Victor Hugo)

    1/2/2009

    ♥~La Fiancée de L'Esprit~♥

     

     Pour Commencer 2009,pourquoi pas
    une pensée édifiante d'Omraam.
    Je trouve cette pensée très jolie mais
    surtout elle porte à la réflexion.



     


    "Un objet que l’on approche du feu se réchauffe,
    se dilate et un liquide va jusqu’à se vaporiser.
    De même, en s’exposant aux rayons du soleil spirituel,
    l’homme se réchauffe, et cette chaleur,
    cet amour se communique à toutes ses cellules ;
    il ressent alors une véritable dilatation,
    comme si la matière de son être devenait plus légère,
    plus subtile, plus spirituelle.
    Peu à peu, il commence à vibrer en harmonie
    avec l’Esprit.



     


    Et quand l’Esprit voit un être qui vibre
    à l’unisson avec lui,qui chante avec lui,
    il se sent attiré.
    Voilà pourquoi on l’a présenté comme un fiancé,
    comme un époux qui va vers sa bien-aimée.
    C’est une image que l’on retrouve souvent
    dans les différentes religions.


     


    L’idéal de l’âme humaine (que ce soit l’âme
    d’un homme ou celle d’une femme)
    est de devenir la fiancée de l’Esprit,
    c’est-à-dire de se mettre dans un état intérieur
    de réceptivité envers le principe divin."


    Pensée
    D'Omraam Mikhaël Aïvanhov 
      

    12/14/2008

    **Naissance de Jésus Selon Mathieu**

     

     

    Mathieu 1: 18-25.


    18 Voici de quelle manière arriva
    la naissance de Jésus Christ.
    Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph,
    se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit,
    avant qu'ils eussent habité ensemble.



    19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien
    et qui ne voulait pas la diffamer,
    se proposa de rompre secrètement avec elle.






    20 Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur
    lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David,
    ne crains pas de prendre avec toi Marie,
    ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu
    vient du Saint Esprit ;






    21 elle enfantera un fils,
    et tu lui donneras le nom de Jésus ;
    c'est lui qui sauvera son peuple
    de ses péchés.



    22 Tout cela arriva afin que s'accomplît
    ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :





    23 Voici, la vierge sera enceinte,
    elle enfantera un fils, et on lui donnera
    le nom d'Emmanuel,
    ce qui signifie Dieu avec nous.






    24 Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange
    du Seigneur lui avait ordonné,
    et il prit sa femme avec lui.



    25 Mais il ne la connut point
    jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils,
    auquel il donna le nom de Jésus.


     

    Mathieu 2: 1-23.


    1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée,
    au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient
    arrivèrent à Jérusalem,






    2 et dirent : Où est le roi des Juifs
    qui vient de naître ?
    car nous avons vu son étoile en Orient,
    et nous sommes venus pour l'adorer.



    3 Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé,
    et tout Jérusalem avec lui.






    4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs
    et les scribes du peuple,
    et il s'informa auprès d'eux
    où devait naître le Christ.






    5 Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée ;
    car voici ce qui a été écrit par le prophète :



    6 Et toi, Bethléhem, terre de Juda,
    Tu n'es certes pas la moindre
    entre les principales villes de Juda,
    Car de toi sortira un chef
    Qui paîtra Israël, mon peuple.






    7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages,
    et s'enquit soigneusement auprès d'eux
    depuis combien de temps l'étoile brillait.






    8 Puis il les envoya à Bethléhem,
    en disant : Allez, et prenez des informations
    exactes sur le petit enfant ;
    quand vous l'aurez trouvé,
    faites-le-moi savoir,
    afin que j'aille aussi moi-même l'adorer.



    9 Après avoir entendu le roi, ils partirent.
    Et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient
    marchait devant eux jusqu'à ce qu'étant arrivée
    au-dessus du lieu où était le petit enfant,
    elle s'arrêta.






    10 Quand ils aperçurent l'étoile,
    ils furent saisis d'une très grande joie.


    11 Ils entrèrent dans la maison,
    virent le petit enfant avec Marie,
    sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent ;
    ils ouvrirent ensuite leurs trésors,
    et lui offrirent en présent de l'or,
    de l'encens et de la myrrhe.



    12 Puis, divinement avertis en songe
    de ne pas retourner vers Hérode,
    ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.






    13 Lorsqu'ils furent partis,
    voici, un ange du Seigneur
    apparut en songe à Joseph,
    et dit : Lève-toi, prends le petit enfant
    et sa mère, fuis en Égypte,
    et restes-y jusqu'à ce que je te parle ;
    car Hérode cherchera le petit enfant
    pour le faire périr.






    14 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant
    et sa mère, et se retira en Égypte.



    15 Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode,
    afin que s'accomplît ce que le Seigneur
    avait annoncé par le prophète :
    J'ai appelé mon fils hors d'Égypte.






    16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué
    par les mages, se mit dans une grande colère,
    et il envoya tuer tous les enfants de deux ans
    et au-dessous qui étaient à Bethléhem
    et dans tout son territoire,
    selon la date dont il s'était soigneusement
    enquis auprès des mages.






    17 Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé
    par Jérémie, le prophète :



    18 On a entendu des cris à Rama,
    Des pleurs et de grandes lamentations :
    Rachel pleure ses enfants,
    Et n'a pas voulu être consolée,
    Parce qu'ils ne sont plus.






    19 Quand Hérode fut mort, voici, un ange
    du Seigneur apparut en songe
    à Joseph, en Égypte,






    20 et dit : Lève-toi, prends le petit enfant
    et sa mère, et va dans le pays d'Israël,
    car ceux qui en voulaient à la vie
    du petit enfant sont morts.



    21 Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère,
    et alla dans le pays d'Israël.






    22 Mais, ayant appris qu'Archélaüs
    régnait sur la Judée à la place d'Hérode,
    son père, il craignit de s'y rendre ;
    et, divinement averti en songe,
    il se retira dans le territoire de la Galilée,






    23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth,
    afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé
    par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

     

     

    12/7/2008

    ☆●Le Sapin de Noël●☆


     

    Rockfeller Center,
    New-York.

      La tradition du sapin de Noël est issue de l'adoption
    par les chrétiens d'une idée païenne que les arbres
    à feuilles persistantes représentent le renouveau de la vie.
    Sur des mosaïques romaines en Tunisie,
    on peut voir le dieu grec Dionysos portant un conifère.
    Cependant, les légendes médiévales
    se concentrent plutôt sur une miraculeuse
    « floraison » des arbres à Noël.

     

    Galeries Lafayettes,
    Paris,France.

     

    Certaines des premières tribus germaniques
    célébraient la tradition de Yule
    où l'on sacrifiait des animaux
    et des esclaves mâles en les accrochant
    aux branches des arbres.
    En Scandinavie, les rois vikings
    sacrifiaient neuf mâles de chaque espèce
    dans des endroits sacrés,
    alors que les plus pauvres suspendaient
    des pommes, des pâtisseries et autres
    petites offrandes dans les branches.
    Il est probable que le sapin de Noël
    soit une continuation de cette tradition.
    Charlemagne, lui-même, accrochait les boyaux
    ainsi que les yeux de ses ennemis
    vaincus aux sapins présents
    dans la région d'Aix-la-Chapelle.

     

    Stockholm,Suède.

     

    En remontant encore le temps,
    on s'aperçoit que la décoration du sapin
    vient de l'adoration du dieu païen
    du Moyen-Orient Attis,
    plus connu sous le nom de Baal,
    l'époux d'Astarte, d’Ishtar ou Pâques
    (Easter en anglais) Attis,
    a été crucifié sur un arbre.
    Cette tradition a rapport à
    l’ancien esprit de l’arbre.
    Le sapin est coupé et décoré
    avec de l'argent,
    de l’or et un emblème de la mort
    et de la renaissance d'Attis,
    avec une étoile à six pointes
    de son sacrifice à son sommet.
    Les Grecs adoraient le dieu Adonis,
    qui était semblable à Attis.

     

    Attis était symbolisé par un sapin
    que l'on adorait et qui était sacré pour lui.
    La raison pour laquelle le sapin
    était considéré sacré,
    était parce qu'il était vert en hiver
    quand les autres arbres
    avaient perdu leurs feuilles.

     

    Les emblèmes d'Attis, attachés au sapin,
    ont été changés aux symboles du soleil
    au sommet et, ensuite, aux anges.
    Les décorations de l'arbre de Noël
    sont facilement identifiées comme le soleil,
    la lune et les étoiles,
    représentés par des boules et des guirlandes.

     

    Santiago,Chili.

     

    Comme beaucoup d'autres traditions de Noël,
    celle du sapin est issue de la fusion d'idées
    chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes.
    La coutume trouve ses origines en Allemagne.
    D'après la légende, saint Boniface de Mayence
    essaya d'introduire l'idée de la Trinité
    chez les tribus païennes en se servant
    de conifères et de leur apparence triangulaire.
    La tradition consistant à accrocher des décorations
    (représentant des fruits ou des offrandes)
    sur les arbres est très ancienne,
    mais celle d'y accrocher des bougies
    est attribuée à Martin Luther.
    Le premier sapin de Noël dit moderne,
    est rapporté en 1521 à Sélestat en Alsace.
    Auparavant, les Mystères de Noël,
    joués sur les parvis des églises
    pour raconter la naissance de Jésus,
    étaient fréquemment accompagnés
    d'un arbre décoré,
    symbole de la vie qui renaît.

     

    Vatican,Rome.

       

    Lors de l'angelus dominical
    du dimanche 19 décembre 2004,
    le pape Jean-Paul II a donné
    l'explication suivante
    concernant le sapin de Noël :

     

    "[..] on trouve souvent à côté de la crèche
    le traditionnel sapin de Noël, une tradition
    elle-aussi très ancienne, qui exalte la vie.
    En hiver, le sapin toujours vert devient la marque
    de la vie qui ne meurt pas.
    C'est habituellement au pied de l'arbre de Noël
    décoré que sont déposés les cadeaux.
    Ce symbole est tout aussi parlant
    en clef de lecture chrétienne
    car il rappelle l'Arbre de la Vie,
    image du Christ, don suprême de Dieu à l'humanité.
    Le message du sapin de Noël est donc
    que la vie reste verte et qu'elle est un don,
    non matériel mais d'elle-même,
    dans l'amitié et l'affection,
    dans l'entraide fraternelle et le pardon,
    dans le partage et l'écoute de l'autre".

     

    Strasbourg,France.

     

    L'Allemagne, l'Autriche et l'Alsace-Lorraine
    pratiquent assidûment cette tradition
    dès le XVIIe siècle. En 1738, Marie Leszczynska
    l'épouse de Louis XV introduisit un sapin décoré
    au château de Versailles et, un siècle plus tard,
    en 1837, un sapin de Noël est installé
    aux Tuileries à Paris.
    Londres succombe en 1841 suite à l'érection
    d'un sapin de Noël au château de Windsor
    par le prince Albert. Les États-Unis attendent 1850
    avant de céder à cette tradition.
    Il faut toutefois attendre la guerre franco-allemande
    de 1870 pour que les immigrés de l'Est de la France
    généralisent la tradition sur l'ensemble du pays.
    Avec cette généralisation,
    chaque région apporte sa petite touche
    à la décoration. Ainsi, par exemple,
    les petits personnages en coton
    et les cheveux d'anges viennent de Lyon.

     

    L'introduction au Québec a été plus
    précoce qu'en France.
    Cette tradition fut introduite en 1781
    par les mercenaires allemands et en particulier
    le major général von Riedesel,
    des troupes de Brunswick,
    et son épouse. Il planta, à Sorel,
    le premier sapin de Noël nord-américain.
    Cette coutume se répandit au cours
    de l'époque victorienne,
    se limitant toutefois à la classe bourgeoise.
    À partir de 1920, cette pratique commença
    à se généraliser dans les grands centres urbains.
    En milieu rural cependant,
    le sapin décoré ne devint une réalité familière
    qu'au cours des années 1930.
    Du petit sapin de table on passa,
    vers la fin du XIXe siècle,
    aux premiers sapins de grande dimension.
    Cette nouvelle mode serait attribuable
    à l'arrivée des premiers supports en métal
    sur le marché. Dans les milieux populaires,
    on remplaçait ces supports trop coûteux
    par deux planchettes de bois croisées
    et clouées ou on plantait le sapin
    dans un seau rempli de terre.

     

    11/28/2008

    ∞−Apparence−∞

     
     

    "Les humains ont l’habitude de se prononcer
    sur les êtres et les choses d’après les apparences,
    et ils s’imaginent que cette connaissance leur suffit.
    Eh non, c’est pourquoi, pour la majorité d’entre eux,
    l’existence apparaît monotone et vide :
    ils ont une compréhension tellement étroite
    et superficielle de la réalité !
     
     

    Prenons seulement la manière dont les hommes
    et les femmes ont l’habitude
    de se considérer mutuellement.
    Lorsqu’ils vivent en couple depuis un certain temps,
    ils pensent qu’ils n’ont plus rien
    à découvrir  les uns des autres ;
    c’est pourquoi en effet ils ne découvrent
    plus rien,et ils s’ennuient. 

       

    Mais c’est en eux-mêmes, pas chez les autres
    qu’ils doivent chercher la cause de cet ennui.
    Ils se sont fermés aux courants de la vie,
    et alors tout le côté subtil des êtres,
    leur âme, leur esprit, leur échappe.
    Les êtres sont vivants,et la nature aussi est vivante,
    mais pour entrer en contact avec cette vie,
    ils doivent affiner en eux certaines facultés
    de perception."
     

     
    Pensée
    D'Omraam Mikhaël Aïvanhov
      
     

     

    11/21/2008

    ○●L'Absence●○

     
     

     

    L'absence diminue les médiocres passions
    et augmente les grandes,
    comme le vent éteint les bougies
    et allume le feu.

    (La Rochefoucauld)

     

    L'absence est à l'amour
    ce qu'est au feu le vent ;
    Il éteint le petit,
    il allume le grand

    (Bussy-Rabutin)

     

    L'absence n'est-elle pas,
    pour qui aime, la plus certaine,
    la plus efficace, la plus vivace,
    la plus indestructible,
    la plus fidèle des présences ?

    (Marcel Proust)

     

    Tout ment en l'absence d'amour.

    (Henri Bataille)

      

    Les courtes absences animent les passions,
    au lieu que les longues les font mourir.

    (Saint-Evremond)

     

    L'absence ne tue l'amour
    que s'il est malade au départ.

    (Bussy-Rabutin)
     

     

    11/12/2008

    ☼▪Les Planètes de Gustav Holst▪☼


     
     
    Saturn, The Bringer Of Old Age - Gustav Holst

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    Gustav Holst,
    né le 21 septembre 1874 à Cheltenham
    et mort le 25 mai 1934 à Londres,
    était un compositeur anglais.

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     Pour ce Billet, j'ai eu envie de partager avec vous,
    mon amour pour l'oeuvre Musicale "Les Planètes"
    de Gustav Holst.
    J'ai connu cette Pièce en 7 mouvements 
    dans mon enfance par mon frère Paul qui aimait
    (et aime toujours) beaucoup la musique dite "Classique".
    Cette musique m'a accompagné toute ma vie
    et je l'aime autant aujourd'hui qu'au moment
    ou je l'ai entendu pour la première fois.
    J'espère que vous allez apprécier ce moment magique
    autant que moi...

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      Les Planètes (Holst):

    Les Planètes (The Planets) est une œuvre
    pour grand orchestre de Gustav Holst.
    C'est en partie à cette pièce que
    Gustav Holst doit sa célébrité.
    Holst a ainsi étudié 7 planètes et leur a donné
    à chacune une couleur propre.


    img186/5858/gustavholstjupiterthemepr7.jpg 

    Histoire et composition:

    La pièce fut composée entre 1914 et 1917
    et créée à Londres le 29 septembre 1918,
    sous le direction d'Adrian Boult.
    Après l'échec de The Cloud Messenger en 1913,
    Holst avait été invité en villégiature
    chez son ami Balfour Gardiner.
    Le compositeur Arnold Bax et son frère Clifford
    les rejoignirent et ils eurent de nombreuses
    discussions sur la composition et l'orchestration.
    Cela eut pour effet de motiver Holst davantage.
    Clifford Bax s'intéressait aussi à l'astrologie,
    ce qui incita Holst à étudier le sujet.

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    Le premier mouvement, Mars,
    fut composé tout juste avant le début
    du conflit mondial, en 1914.
    Il s'agit donc plus d'une prophétie
    que d'une réaction à la tragédie.
    Le dernier mouvement composé,
    Mercure fut achevé en 1916.
    En raison de sa névrite au bras droit,
    il dut dicter une grande partie
    de la partition à ses collègues.

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    Holst rangea les partitions après les avoir
    terminées puisqu'il croyait que personne
    ne pourrait monter une œuvre demandant
    un aussi grand orchestre en temps de guerre.
    En septembre 1918, Balfour Gardiner
    loua le Queen's Hall pour une représentation
    semi-privée. Le chef, Adrian Boult,
    n'avait eu que deux heures pour répéter
    la pièce très complexe.
    Imogen, la fille du compositeur,
    déclara plus tard « Ils [les deux ou trois cents amis
    ou musiciens qui étaient venus écouter]
    trouvèrent les clameurs de Mars presque
    insupportables après quatre années
    d'une guerre qui se poursuivait. […]
    Mais c'est la fin de Neptune qui fut inoubliable,
    avec son chœur de voix féminines
    s'évanouissant au loin, jusqu'à ce que
    l'imagination ne pût faire la différence
    entre le son et le silence. »

    img377/8199/marsvb2.gif

    La première représentation publique
    eut lieu quelques semaines plus tard
    et fut très bien accueillie,
    contrairement au Cloud Messenger.
    Seulement cinq des sept mouvements
    furent joués.

    img377/8199/marsvb2.gif 

    Les Planètes:


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     Mars, celui qui apporte la guerre:

    Le premier mouvement commence
    avec un rythme ostinato des timbales
    et violons frappant les cordes avec le bois de l'archet.
    La première mélodie (sol-ré-do#)
    est introduite par les bassons et les cors.
    Après un crescendo et un accelerando
    de tout l'orchestre, le deuxième thème
    est introduit aux trombones puis aux cors.
    L'intensité de la pièce  augmente au fur et à mesure.
    Après un retour en force du premier motif,
    la pièce s'achève sur un accord grave
    quadruple forte. Ce premier mouvement
    est très chaotique et inhumain,
    telle une marche guerrière céleste.

    img377/8199/marsvb2.gif

    Le groupe de rock progressif King Crimson
    reprendra cette pièce sur scène
    dès le début de sa carrière, en 1969.

    img146/3051/plantevnuswp7.jpg 

     Vénus, celle qui apporte la paix:

    Le deuxième mouvement est un énorme
    contraste avec la rage du premier.
    Les notes ascendantes du cor annoncent
    dès le début une pièce de lumière et de paix.
    Après quelques mélodies jouées par
    différents instruments de l'orchestre,
    un violon solo joue un air très doux.
    Tous les violons répètent alors la mélodie,
    comme un écho. Après des variations
    sur la mélodie, les notes descendantes
    du cor se font entendre à nouveau.
    La mélodie du violon revient un peu
    avant la fin qui prend un peu d'ampleur
    pour la première fois du mouvement.

      img146/1784/plantemercurews8.jpg

     Mercure, le messager ailé:

    Le troisième mouvement joue un peu
    le rôle de scherzo très dynamique.
    Après une courte introduction sur des croches rapides,
    la première mélodie est introduite par un hautbois
    et un cor anglais. Suivent divers épisodes
    mélangeant cette mélodie et un deuxième
    motif introduit tout de suite après le premier.
    Le mouvement se termine sur un accord bref.

      img186/8629/plantejupitertr1.jpg

    Jupiter, celui qui apporte la gaieté:

    Tout comme Mercure, Jupiter commence rapidement,
    avec des cordes rapides d'où émerge une première
    mélodie syncopée. Un peu plus loin,
    la trompette et les bois font entendre
    une fanfare qui est ensuite reprise par
    les autres instruments de l'orchestre.
    Un ritenuto amène un second thème
    avant que le premier thème syncopé revienne.
    Suit un thème en 3/4. Après une augmentation
    de la tension, le calme revient avec le plus
    célèbre air de Holst,
    communément appelé l'Hymne de Jupiter.
    Les trois premières mélodies se font réentendre.

     img186/9840/plantesaturne1kx6.jpg

     
    Saturne, celui qui apporte la vieillesse:

    Saturne était le mouvement préféré de Holst.
    Ce mouvement débute très sombrement,
    les flûtes et harpes marquant le rythme
    de la marche du temps.
    La contrebasse annonce tout d'abord
    la vieillesse, reprise par les violons
    puis le hautbois dans une intensité croissante
    jusqu'à ce que la jeunesse disparaisse
    dans un éclat de panique.
    Le mouvement se termine tranquillement,
    comme une acceptation
    de ce qui est inéluctable.

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     Uranus, le magicien:

    Le mouvement commence sur une sorte
    d'incantation de quatre notes qui annonce
    le magicien. Le mouvement qui suit est une
    danse qui va en s'intensifiant jusqu'à ce que
    la harpe rappelle doucement le thème
    du début et finit sur une véritable explosion
    de tout l'orchestre qui résonne en écho
    dans l'immensité. Ce mouvement n'est pas
    sans rappeler le célèbre Apprenti sorcier
    de Paul Dukas (1897).

    img186/6830/planteneptunewq0.jpg  

     Neptune, le mystique:

    Le septième et dernier mouvement est la pièce
    la plus impressionniste de Holst.
    Les instruments semblent errer
    dans le vide sans qu'aucun thème
    défini comme dans les autres mouvements
    ne prenne forme. Un chœur de femmes
    hors-scène se fait entendre,
    sans paroles. Ce son semble lointain, céleste.
    La clarinette émet un motif repris par les
    violons jusqu'à ce qu'un accord arrête
    brusquement la musique.
    Les harpes et le célesta annoncent
    la fin de l'œuvre, laissant la place
    à un long decrescendo des voix de femmes
    a cappella semblant se perdre dans l'infini.

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    11/6/2008

    ►Les Sorcières Part. 2: Les Persécutions◄


     

      Pour faire suite aux billets sur les Sorcières.
    Voici un billet sur les persécutions de ces
    dernières à travers les ages avec ce que j'ai
    pu trouver sur L'Internet sur le sujet.

    Merci particulièrement à une Sorcière qui m'a
    inspiré pour faire ce billet...Clin d'oeil

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     Le début
    des persécutions:


    Bien que l'imaginaire collectif place la persécution
    de prétendues sorcières au Moyen Age,
    les persécutions ne prirent de l'ampleur
    qu'au XVe siècle et connurent leur apogée
    au XVI et XVIIe siècles,
    c'est à dire pendant la renaissance
    et le Grand siècle

      img142/2031/halloween20142ot4.gif

    Le stéréotype de la sorcière était présent
    dans les procès des années 1420-1430,
    et se maintint pendant plus de deux siècles,
    mais en ce milieu de XVe siècle,
    il n’était pas pleinement développé.
    Le processus judiciaire et la tradition livresque
    permirent de développer ce stéréotype.
    Au cours des procès dirigés contre les sorcières
    ou les magiciens, des croyances se développèrent.
    Après avoir hésité au Moyen Âge à décréter
    la réalité de la sorcellerie,
    l'Église catholique du XVe siècle décida
    de publier la bulle apostolique Summis
    desiderantes affectibus en 1484,
    suivi d'un manuel démonologique,
    le Malleus Maleficarum.
    Il fut écrit par deux inquisiteurs dominicains,
    Heinrich Kramer et Jacob Sprenger.
    Le rôle de cet ouvrage dans la chasse
    aux sorcières est très discuté.
    L’efficacité du Malleus était de synthétiser
    une variété de croyances sur les sorcières
    qu’il intégrait dans un traité vaste
    et bien structuré.
    Il fournissait aussi un support théologique
    aux idéaux qu’il entendait promouvoir.
    Cet ouvrage, bien que très répandu,
    ne fut pas à l’origine d’une augmentation
    immédiate du nombre de procès,
    mais il a rendu sensible les juges
    au crime de sorcellerie.
    30,000 exemplaires de ce manuel
    seront mis en circulation
    jusqu'à la dernière édition en 1669.
    Le Malleus avait un coté misogyne.
    D’autres traités sur la sorcellerie ont été publiés.
    En 1563, Jean Wier, médecin à la cour
    de Clèves, désireux de tempérer
    les premiers persécuteurs,
    considérait les sorcières comme
    de simples esprits égarés,
    ce que Montaigne sous-entendait
    aussi dans la réédition de ses essais de 1588.
    Il conseillait de soigner ces femmes
    à l'ellébore comme des folles.

      img142/2031/halloween20142ot4.gif

    Certaines sorcières étaient accusées
    d'utiliser la magie pour blesser ou bien pour tuer,
    grâce à une potion magique ou un sort.
    Par exemple, une femme Appenzel fut accusée
    d'avoir empoisonné une pomme.
    Dans ce cas, la magie pouvait être
    l'utilisation de poison.
    Mais dans d'autres cas, l'accusation
    de sorcellerie était évidente.
    Des femmes furent jugées pour sorcellerie
    à Innsbruck en 1485 après avoir mis
    à proximité de leurs victimes
    des substances magiques,
    comme des os de nouveau-nés
    non baptisés, des échardes de bois
    de potences et des excréments humains
    pour jeter un mauvais sort.
    La victime qui trouvait ce paquet
    devait immédiatement le jeter au feu
    pour ne pas tomber malade.
    Le crime d'avoir pratiqué la magie érotique
    apparut également, et de nombreuses femmes
    furent accusées soit de magie d'amour
    ou de magie sexuelle.
    La magie d'amour permet de déclencher
    ou de restaurer une affection durable
    entre deux personnes.
    Les moyens supposés pour cela
    étaient de nourrir une personne
    de pervenches, ou en portant une pierre
    de lune ou une pierre d'aigle,
    ou en cachant sous le seuil d'une maison
    un morceau de papier ou de parchemin
    avec des formules magiques.
    La magie sexuelle avait un but très différent,
    celui de déclencher un désir sexuel
    et sa réalisation immédiate.
    Les moyens pour arriver à ce but
    étaient nombreux : porter une pierre
    de faucon de la jusquiame ou de la verveine,
    écrire des formules avec son propre
    sang et conserver la feuille sur soi
    pendant plusieurs jours.
    Deux femmes italiennes furent très
    connues pour leur habileté en magie érotique :
    Gabrina degli Alberti, jugée à Reggio en 1375,
    et Matteuccia di Francesco,
    brûlée à Todi en 1428.

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     Le temps des grandes
    persécutions:


    Volant dans les airs à califourchon
    sur son manche à balai, ainsi est
    représentée la sorcière
    dans l’iconographie populaire,« image d'Épinal »,
    recouvrant une réalité historique complexe,
    faite de savoir chamanique et de persécutions.
    Croyances anciennes dans lesquelles
    survivent les cultes païens de la fertilité
    du monde antique, que certains,
    dont la Wicca, font remonter
    à la fin du paléolithique.

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    Historiens et chercheurs estiment aujourd’hui
    le nombre de leurs victimes entre 50 et 100 000
    sur les deux siècles où tant les tribunaux
    de l’Inquisition que ceux de la Réforme
    les conduisent au bûcher.
    Un chiffre élevé en proportion de la population
    européenne de l’époque.
    Et ce sont, pour 80 % de ces victimes,
    des femmes. Les 20 % restants étaient
    des hommes relevant pour la plupart
    de la catégorie des « errants ».
    Pauvres hères et vagabonds,
    « gens du voyage », juifs ou
    homosexuels.

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    Ces femmes (et quelques fois leurs enfants,
    surtout s’il s’agissait de filles),
    appartenaient le plus souvent aux classes populaires.
    Une toute petite minorité d’entre elles
    pouvait être considérée comme étant
    d’authentiques criminelles
    (ce fut le cas de la Voisin, sous Louis XIV, par exemple)
    coupables d’homicide, ou de malades mentales.
    La grande majorité était au contraire de tous âges
    et de toutes conditions, et de diverses
    confessions religieuses,
    souvent sages-femmes ou guérisseuses.
    Leurs remèdes se basaient sur une
    pharmacopée traditionnelle, breuvages,
    infusions ou décoctions de racines et d’herbes,
    les « simples ». La population, essentiellement rurale,
    n’avait guère d’autre recours pour se soigner.
    Toutes torturées, et brûlées vives, parce que jeunes,
    parce que vieilles, parce que femmes,
    le plus grand des péchés qui leur était
    reproché par les autorités du temps.
    Un moyen horrible de savoir si une femme
    était une sorcière consistait à la jeter nue à l’eau,
    les mains et pieds attachés ensemble
    pour l’empêcher de surnager.
    Une sorcière étant — en théorie —
    plus légère que l’eau, si elle flottait,
    elle était aussitôt repêchée et brûlée vive.
    Si elle se noyait, c’est qu’elle était morte innocente.
    H.P. Duer, professeur d’ethnologie allemand,
    dans son ouvrage Nudité et pudeur,
    estime que cette pratique,
    si choquante par l’exhibition qu’elle provoquait,
    fut peu utilisée.
    Mais il y a plusieurs textes et dessins
    démontrant que cela a existé
    plusieurs dizaines d’années au Moyen Âge.

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    Si, durant le Moyen Âge, les persécutions
    sont surtout dirigées contre les hérétiques
    (Cathares ou Vaudois),
    c’est, curieusement, à partir des Temps modernes,
    après la découverte des Amériques,
    au moment où commence à poindre
    l’Humanisme et où l’imprimerie fait son apparition,
    que commence cette persécution que d’aucuns
    et particulièrement les féministes ont qualifiée
    de sexiste (probablement la seule de l’histoire),
    que d’autres ont appelée génocide.
    Les estimations du nombre des victimes
    des historiens d’aujourd’hui ne prennent
    en compte que les personnes décédées
    durant les séances de torture ou sur les bûchers
    et non celles qui sont mortes des suites
    de la torture, consentie et même explicitement
    demandée dans plusieurs bulles pontificales
    par, et qui pourraient avoir été plusieurs
    centaines de milliers.
    C’est, en quelque sorte, quand le monde
    de l’époque se mondialise,
    dirait-on aujourd’hui, que le phénomène
    prend de l’ampleur.
    Il semble que la peur que cette mondialisation
    suscite ne puisse être l’unique
    raison qui pousse à diaboliser un sexe
    et à l’utiliser comme bouc émissaire.

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    Si l’on remarque par ailleurs le fait
    qu’à la même époque deux corps
    de métiers vont jouer un plus grand rôle économique,
    ceux des médecins et des clercs,
    on comprend que les femmes, qui jouissaient
    d’une liberté plus grande qu’on ne pouvait
    le croire quant à l’exercice d’un métier
    jusqu’à la fin du Moyen Âge,
    puissent avoir été visées par la menace
    d’éventuelles persécutions,
    les convainquant de se retirer dans leur foyer
    et de renoncer à toute activité
    en dehors de celui-ci.

    img142/1048/c463ba56ii9.gif 

    Si le terme « génocide » n’est apparemment
    pas le plus approprié, de nombreux féministes
    définissent aujourd’hui cette traque à la sorcière
    comme un crime contre l'humanité,
    certaines, comme par exemple
    sur le site Sisyphe, précisant que c’est un gynécide.
    Un manuel rédigé par deux Dominicains fut publié
    au XVIe siècle pour établir les critères permettant
    de le perpétrer, le Malleus Maleficarum
    ou Marteau des sorcières.
    Celui-ci n’a jamais été désavoué,
    de même que jamais jusqu’à ce jour
    ce crime n’a été officiellement reconnu
    comme tel par les autorités religieuses
    qui l’ont commis.

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    Les femmes des classes privilégiées
    échappèrent aux persécutions, même si le scandale
    éclaboussa parfois la Cour,
    comme ce fut le cas lors de l’affaire des poisons,
    et Catherine de Médicis n’hésita pas
    à en utiliser pour éliminer quelques personnages
    politiquement gênants de son entourage.

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    Les « chasses aux sorcières »
    connaissent deux vagues:
    la première de 1480 à 1520 environ,
    puis la seconde de 1560 à 1650.
    Mais dès les années 1400-1450,
    le portrait de ce qui deviendra une
    « image d’Épinal » par la suite se dessine,
    et les dernières persécutions se terminent
    vers la fin du XVIIe siècle.
    Les dernières brûlées en Europe sont Anna Göldin
    dans le canton de Glaris de la Suisse protestante
    en 1782,
    et une ou deux autres en 1793
    dans la très catholique Pologne,
    au XVIIIe siècle donc.
    Alors qu’on associe généralement plus volontiers
    Moyen Âge et sorcellerie, les XVIe et XVIIe siècles
    ont connu les vagues de persécutions les plus horribles.
    Auparavant les sorciers sont des hommes
    et des femmes, les procès en sorcellerie
    deviennent presque exclusivement
    à l’encontre des femmes.
    Le paroxysme est atteint lorsque les tribunaux
    civils supplantent ce monopole d’église.

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    Le pasteur allemand Anton Praetorius
    de l’église réformée de Jean Calvin édita
    en 1602 le livre De l’étude approfondie
    de la sorcellerie et des sorciers
    (Von Zauberey und Zauberern Gründlicher Bericht)
    contre la persécution aux sorcières
    et contre la torture.

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     Changement de point de vue
    à l’époque moderne:

     
    Le premier à réhabiliter les sorcières
    fut Jules Michelet qui leur consacra un livre en 1862.
    Il voulut ce livre comme un « hymne à la femme,
    bienfaisante et victime ». Michelet choisit de faire
    de la sorcière une révoltée en même temps
    qu'une victime et il réhabilite la sorcière
    à une époque où elle avait totalement
    disparu derrière l'image du diable.
    Dans ce livre, Michelet accuse l'Église d'avoir
    organisé cette chasse aux sorcières,
    pas seulement au Moyen Âge mais aussi au
    XVIIe siècle et au XVIIIe siècle.
    Le livre eut des difficultés à trouver un éditeur
    et provoqua un scandale.
    Michelet se défendit en présentant son livre
    comme un travail d'historien et non de romancier.
    Mais il ne leur reconnaît pas véritablement
    le droit à l'émancipation.
    Il faut attendre les mouvements féministes
    des années 1970 pour voir apparaître le thème
    sous un jour positif. Les représentantes
    de ces mouvements s'en sont emparé
    et l'ont revendiqué comme symbole de leur combat.
    On notera par exemple la revue Sorcières
    de Xavière Gauthier, qui étudiait les
    « pratiques subversives des femmes ».



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    Un tournant particulier eut lieu au début du
    XXe siècle lorsque l'égyptologue Margaret Murray
    soutint dans The Witch-Cult in Western Europe (1926)
    que les assemblées décrites par les accusées
    relateraient des rites réels et que la sorcellerie
    serait une religion très ancienne,
    un culte préchrétien de la fertilité que les juges
    réduisaient à une perversion diabolique.
    Margaret Murray s'inspirait en cela des thèses
    émises dans Le Rameau d'or (1911)
    de Sir James Frazer. Si presque tous les historiens
    de la sorcellerie s'accordent aujourd'hui
    sur le fait que les travaux de Murray
    sont non scientifiques  et fondés sur
    une manipulation volontaire des documents,
    ils eurent à l'époque une large
    diffusion puisque ce fut à Murray
    que fut confiée la rédaction
    de l'article "Witchcraft" de l'Encyclopædia
    Britannica.



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    La sorcière est montrée sous un jour favorable
    à travers de nombreuses œuvres de fiction,
    et les membres de la Wicca se revendiquent
    comme les héritiers d’un culte auquel auraient
    appartenu les sorcières du temps
    des persécutions.



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    Certains des chrétiens attachés à une
    interprétation littérale de la Bible peuvent ne pas
    partager cet engouement, du fait du commandement
    exigeant de mettre à mort les magiciennes.

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     Pratiques attribuées
    aux sorcières:
     

    Vers la fin du XVème siècle, de nombreux européens
    cultivés croyaient que les sorcières pratiquaient
    de nombreuses activités diaboliques
    en plus de la magie noire.
     Ils croyaient que les sorcières faisaient
    un pacte explicite personnel avec le diable.
    Le pacte avec le diable donnait à la sorcière
    le pouvoir d'accomplir des maléfices et la faisait
    entrer au service du diable.
    Les sorcières acceptaient alors de rejeter
    la foi chrétienne et d'être rebaptisées
    par le diable en guise de soumission.
    Le diable appliquait une marque sur la sorcière.
    Cette croyance était surtout partagée
    par les classes dominantes et cultivées de l'époque.
    En effet, les classes populaires avaient tendance
    à plus se focaliser sur la capacité de la sorcière
    à nuire plutôt que sur son lien avec le diable.
    Le pacte avec le diable est une notion très ancienne
    et a une origine qui remonte avant le Moyen Âge.
    Par ce pacte, la sorcière était censée conclure
    un accord semblable à un contrat juridique
    obligeant le diable à fournir la richesse
    et des pouvoirs a la sorcière en échange
    de sa soumission et son âme après sa mort.
    Les thèmes du vol nocturne, de la transformation
    en animal, de l'assemblée autour d'une
    figure surnaturelle, participaient déjà du monde
    de la sorcière. Par contre, l'association de la sorcière
    au démon, au crime et à la sexualité fut une théorie
    démonologique qui se construisit peu à peu au cours
    du XVIe siècle.
    Les ingrédients du sabbat (le terme même de sabbat,
    sa description comprenant un culte organisé
    voué à des démons nommés Diane, Hérodiade
    ou Lucifer, leur présence sous une forme semi-animale,
    les orgies, la profanation des sacrements)
    furent élaborés sous l'influence des théologiens
    et les inquisiteurs, du milieu du XIIIe au milieu du XVe,
    diffusés à travers des traités de démonologie
    comme le Malleus Maleficarum ou des prédications
    comme celles de saint Bernardin de Sienne,
    puis entérinés par les membres laïcs des cours
    de justice ou des parlements.
    Les accusées étaient forcées de souscrire,
    sous la torture ou la pression psychologique,
    à cette vision des choses.
    Leurs aveux confirmaient aux yeux de beaucoup
    la validité de cette description et
    contribuèrent à la répandre.

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     Le sabbat:


    Les sorcières étaient réputées pour se réunir
    la nuit dans des endroits spéciaux pour accomplir
    des rites magiques. Les lieux que les sorcières
    choisissent pour pratiquer leur art ne sont
    donc pas le fruit du hasard.
    Ils sont ce qui permet l’efficacité du rite,
    par les pouvoirs qu’on leur accorde autant
    que par la mémoire qu’ils suscitent,
    en conditionnant les acteurs
    de la cérémonie magique.
    Les lieux de sabbat étaient en général situés
    à l'écart des populations,
    sur un mont ou bien dans une forêt.
    Les lieux sont très variés.

      img142/1156/1zl66u9az7.gif

     Le vol
    des sorcières:

     
    Les sorcières se réunissaient périodiquement
    pour se livrer à de nombreux blasphèmes.
    Les sorcières devaient se rendre rapidement
    vers les lieux de réunions qui se tenaient
    en général dans des endroits très isolés.
    La croyance était que les sorcières utilisaient
    un pouvoir du diable pour se déplacer rapidement.
    Soit les sorcières se déplaçaient en volant
    sans moyen particulier, soit transportées
    par une rafale de vent ou bien par la seule
    vertu de leurs pouvoirs magiques.
    Dans certains cas, la sorcière se servait
    d'un onguent pour voler.
    Mais la croyance la plus répandue était que
    les sorcières utilisent un balai pour se déplacer.
    Des sorcières utilisaient des animaux magiques
    pour se déplacer ou bien le diable
    lui-même transportait la sorcière.
    Parfois les sorcières laissaient leur balai
    dans leur lit après lui avoir donné
    leur apparence pour tromper leurs maris.
    Le balai est un attribut des activités féminines,
    et son utilisation dans la représentation des sorciers
    pourrait s'expliquer par la prépondérance
    des femmes parmi les sorciers.
    La sorcière vole la nuit, généralement
    lors de la pleine lune.
    La sorcière et la lune vont de pair.
    Cette idée remonte à l'époque du culte de Diane.
    Les fidèles de Diane, la déesse romaine
    de la Lune, croyaient qu'elles pouvaient
    voler les nuits de pleine lune quand
    Diane était présente.
    Ces femmes utilisaient pour cela un onguent
    à base de drogue.
    D'après des spécialistes,l'onguent était constitué
    d'un mélange de jusquiame, de belladone,
    de mandragore de cigue et de nénuphar
    et d'un narcotique.
    Les femmes qui s'enduisaient le corps
    de cet onguent entraient dans une transe
    et avaient l'impression d'être transportées
    au sabbat, d'où la légende de l'onguent magique.


      img142/1213/hauntedhouse01mdzmistvk2.png

     La sorcière
    et les enfants:


    Les sorcières étaient réputées
    faire des repas cannibales
    d'enfants ou utiliser des cadavres
    d'enfants pour préparer des poudres
    ou des onguents magiques.
    Et, dans la croyance de l'époque,
    les sorcières avaient pour habitude
    de transmettre l'art de la magie
    de génération en génération
    ou bien de corrompre les enfants.
    La place des enfants dans la chasse
    aux sorcières est cruciale.
    Les vagues les plus importantes de bûchers
    furent accompagnées de phénomènes
    de grande ampleur concernant
    les jeunes enfants.
    Des enfants sorciers furent signalés
    partout en Europe.
    La condamnation de la mère pour sorcellerie
    faisait retomber des soupçons
    sur les enfants.
    De plus les aveux étaient facilement
    soutirés aux enfants.

        img142/2031/halloween20142ot4.gif

    En Russie, en Pologne et en République tchèque,
    des sorcières de nuit notchnitsa sévissaient
    en se glissant pendant la nuit dans la chambre
    des nourrissons pour les pincer, les mordre
    et leur sucer du sang. Mais si un adulte intervenait,
    elles disparaissaient comme par enchantement.

      img142/4577/f76d2dbb24e91gx0.gif

     

    10/28/2008

    ﮓ~Les Sorcières~ﮓ

     
     

    CharMed Épisode 1 [Saison 8] :
    Une Nouvelle Vie Partie 1

    Uploaded by tikio23
     
    img373/5545/sorciere1163965782ay1.jpg

    Pour l'Halloween,j'ai pensé faire un billet
    sur les Sorcières...ces êtres mythiques me
    fascinent.Voici un résumé sur l'histoire des
    sorcières...je n'ai pas voulu aller jusqu'à la
    persécutions des sorcières...car,ca aurait été
    trop long et éventuellement,je ferai peut-être
    une suite...mais pour l'instant...Bonne Fête de
    l'Halloween à toutes les sorcières...
    et aux Moldus*
    * Voir Harry Potter...lol

      img100/5579/sorciresbx9.gif

    Sorcière:


    Une sorcière est une femme adepte
    ou considérée comme telle d’une forme
    de sorcellerie.



    Désignée en grec stryx, en latin striga -ae
    d’où dérive le vocable médiéval stria,
    strega en italien, estrie en français.
    Le mot français sorcière, féminin de sorcier,
    dérive du latin vulgaire sortarius proprement
    « diseur de sorts », du latin classique sors, sortis,
    désignant d’abord un procédé de divination,
    puis destinée, sort.
    Le mot qui les désigne en allemand
    est Hexe dérivé du grec ancien aix,
    chèvre, évidente référence
    à un monde pastoral.
    Bruja, en espagnol provient du terme
    ibère bruixa, et plus précisément
    du galicien bruxa.
    Le mot anglais witch a des origines
    plus controversées mais parait bien
    provenir d’un radical wik
    d’origine tant celte que germanique.

      img88/6357/sorcires1yr8.gif

    À l’aube de l’Histoire:

     

    Une sorcière est une femme chaman.
    Les sagas scandinaves les appelaient Völva.
    La Wicca revendique être la plus ancienne
    religion du monde en affirmant que les sorcières
    sont les héritières d’un culte dont l’origine
    remonte à la Préhistoire.
    D’après les tenants d’une continuation
    entre un culte de la Déesse et la sorcellerie,
    et en se situant dans une vision où la chasse
    aurait été une activité masculine
    et la cueillette une activité féminine,
    les femmes avaient une religiosité
    qui avait ses modalités propres.

     

    Si le Dieu Cornu fut la divinité des chasseurs,
    la divinité féminine des cueilleuses
    fut la Grande Déesse-Mère dont le culte,
    à partir du néolithique avec la sédentarisation
    due aux débuts de l’agriculture,
    deviendra prépondérant durant des millénaires,
    perdurant dans les premières grandes
    civilisations antiques sous la forme de cultes
    agraires rendus à des déesses telle
    Déméter ou Cybèle.
    L’existence de la Déesse-Mère
    est attestée dans toutes les cultures
    primitives puis archaïques.
    Les femmes, héritières des cueilleuses,
    ont été les promotrices de l’agriculture.
    Quand, au mésolithique, à la suite de
    changements climatiques,
    le gibier se fait rare et que l’homme
    se fait plus pêcheur que chasseur,
    et que les ressources alimentaires
    de la cueillette n’auraient plus été suffisantes
    pour permettre la survie d’un clan,
    l’apport de l’agriculture a été déterminant.
    Si l’homme vécut davantage en symbiose
    avec le monde animal durant des millénaires,
    la femme elle, vécut davantage en symbiose
    avec le monde végétal.
    La connaissance qu’elle pouvait avoir
    des plantes et de leurs propriétés,
    et le savoir empirique qu’elle pouvait
    en retirer furent l’arcane majeure
    d’une tradition qui se transmettra
    jusqu’à nos jours.

     

    De la fécondité de la femme dépend
    la continuation de l’espèce,
    la femme est obstétricienne
    depuis que le monde est monde.
    La « sage-femme », la « guérisseuse »,
    celle qui donne la vie et qui connaît
    les secrets de la vie et de la mort
    ainsi que l’effet des plantes
    sur le bien-être physique, la santé,
    est à l’origine de ce personnage
    qu’est « la sorcière ».
    De fait, durant les deux siècles que
    dureront les persécutions,
    c’est souvent le terme d’« herboriste »
    qui est utilisé dans les procès-verbaux
    de l’Inquisition pour la désigner.

     img356/1407/sorcire3gk5.jpg 

     Sorcières et magiciennes
    dans l’Antiquité:

     

    Les cultes de ces antiques Déesses-Mères légués
    par la préhistoire se retrouvent en Grèce à Éleusis.
    Il subsiste l’originelle proximité et l’empathie
    avec la Nature dans le culte agraire
    qui est rendu aux deux déesses Déméter
    et Perséphone sur lequel vient se greffer
    l’élément orphique, et son contraire
    le culte dionysiaque, plus archaïque encore,
    où le sacrifice du dieu, androgyne à l’origine,
    est rituellement et cycliquement perpétré,
    et symboliquement dévoré à nouveau par les Ménades,
    marquant la régression, en somme,
    du « cuit » au « cru ». Autant de caractéristiques
    qui survivront, diluées, amalgamées dans le culte
    de Diane de l’Antiquité tardive et durant tout le
    Moyen Âge où viendront se greffer de nouveaux
    éléments provenant du folklore local
    des divers pays d’Europe.

     

    Égérie, Circé, Médée surtout en sont
    autant de prototypes, et ne sont pas très
    différentes de la Lilith biblique,
    la Lilitu des Assyriens.

     

    Circé et Médée sont auprès des héros
    Ulysse et Médée, tour à tour adjuvant et opposant.
    Après avoir apporté à Jason une aide
    indispensable à sa survie et la réussite
    de sa quête, Médée est abandonnée
    par son amant et se venge de terrible façon.
    D’un point de vue féministe,
    la folie destructrice de Médée témoigne
    d’une condition féminine où, si elle n’est ni
    épouse ni hétaïre, la femme n’a plus aucun droit,
    plus aucune modalité d’exister sinon celle de
    devenir entièrement négative, ravageant
    ce qui l’entoure, jusqu’à en arriver à l’élimination
    des enfants qu’elle a eu de l’homme qui l’abandonne
    après lui avoir pris sa vie et s’en être servi
    pour satisfaire son ambition. Médée se venge
    du joug que l’homme lui impose,
    et qui est celui d’une société désormais patriarcale.

     

    Dans une évolution inverse,
    Circé commence par transformer les hommes
    d’Ulysse en animaux avant de les libérer
    puis de donner des conseils critiques
    pour la suite du voyage.

     

    Belles sorcières grecques, Circé retient Ulysse
    et Médée séduit Jason. À l’inverse,
    Baba Yaga de la mythologie slave est laide
    comme le stéréotype de la vieille sorcière
    et utilise comme elle des ustensiles
    domestiques pour se déplacer,
    un mortier et un pilon,
    le balai servant à effacer ses traces.

     

    En Grèce, les sorcières de Thessalie
    étaient célèbres.
    À Rome, à l'époque impériale, la sorcellerie
    était très répandue (v. Horace, Satires, I, 8),
    bien qu'elle fut réprimée par les lois.
    Les Sibylles étaient des voyantes et existaient
    encore au début du christianisme à Rome.

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    Le livre d’Hénoch (Enoch)
    Chapitre 7:


    Le livre d'Hénoch est un écrit attribué à Hénoch,
    arrière-grand-père de Noé. Il fait partie du canon
    de l’Église éthiopienne orthodoxe
    mais est considéré comme apocryphe
    par les autres chrétiens et les Juifs.
    Le texte n’est pas inclus non plus
    dans la Septante.



    Voici quelques extraits:


    1 : « Quand les enfants des hommes
    se furent multipliés dans ces jours,
    il arriva que des filles leur naquirent
    élégantes et belles. »

    2 : « Et lorsque les anges, les enfants des cieux,
    les eurent vues, ils en devinrent amoureux ;
    et ils se dirent les uns aux autres :
    choisissons-nous des femmes de la race
    des hommes, et ayons des enfants avec elles. »

    10 : « Et ils se choisirent chacun une femme,
    et ils s'en approchèrent,
    et ils cohabitèrent avec elles ;
    et ils leur enseignèrent la sorcellerie,
    les enchantements, et les propriétés
    des racines et des arbres. »

    11 : « Et ces femmes conçurent
    et elles enfantèrent des géants… »

     img354/476/sorcirejeannedarcwilliayl5.jpg

    Les sorcières connues:


     
    L’image de la sorcière est courante dans les carnavals,
    comme dans les contes et légendes.
    Jeanne d'Arc a été accusée d'être une sorcière.
    Les raisons de cette accusation étaient
    qu'elle était originaire de Lorraine,
    province réputée pour la sorcellerie,
    la magie et le paganisme, et qu'elle a avoué avoir
    entendu pour la première fois des voix
    au pied de l'arbre enchanté de Bourlemont,
    qu'elle possédait le don de guérir les malades,
    que ses partisans l'adoraient presque
    comme une déesse.
    Après sa mort sur le bûcher, le bruit courut
    qu'elle était toujours vivante.
    Capturée par les Bourguignons,
    elle est livrée aux Anglais et est soumise
    à un procès en sorcellerie.
    Le procès se déroule à Rouen à huis-clos
    sous la conduite de l'évêque Cauchon
    du 9 janvier au 28 mars 1431. Jeanne est brûlée
    vive le 30 mai 1431. La révision de son procès
    commença en 1450. Jeanne d'Arc fut réhabilitée
    en 1456, béatifiée en 1909 et canonisée en 1920
    et n'est à aucun titre considérée
    comme une sorcière de nos jours.

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    Holly Marie Combs,Alyssa Milano,
    Rose McGowan et Kaley Cuoco



     Sorcières fictives:


    La sorcière est un archétype de l'imaginaire européen.
    Son image indissociable du sabbat et des horreurs
    des bûchers a conservé l'essentiel de sa force
    en traversant les âges. Non seulement la sorcière
    apparaît toujours aujourd'hui dans les contes,
    les romans, les films et les masques des fêtes populaires,
    mais encore le message psychologique,
    social, religieux ou politique qu'elle véhicule
    est suffisamment fascinant pour se substituer
    à la réalité historique.

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    Hermione (Emma Watson)
    Harry Potter

    Sorcières dans les œuvres
    de fiction.


    Médée

    Circé

    Baba Yaga

    Samantha et sa famille dans
    Ma sorcière bien-aimée

    Les héroïnes de Charmed

    Kiki et quelques personnages secondaires
    de Kiki la petite sorcière

    Sabrina, l'apprentie sorcière

    Hermione dans Harry Potter

    La sorcière blanche dans
    Le Monde de Narnia

    Willow et Tara dans
    Buffy contre les vampires

    Yubaba dans
    Le Voyage de Chihiro

    Les véritables sorcières
    du roman de Roald Dahl :
    Sacrées Sorcières

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      Ma Sorcière Bien-Aimée
    (1964-1972)

     

    10/21/2008

    ♀~Les Enfants~♂

      
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      Les enfants n'ont ni passé ni avenir,
    et, ce qui ne nous arrive guère,
    ils jouissent du présent.

     (Jean de La Bruyère) 
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    Les enfants commencent
    par aimer leurs parents.
    En grandissant, ils les jugent,
    quelquefois ils leur pardonnent.

     (Oscar Wilde)

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    Si l'on veut s'approcher des enfants,
    il faut parfois devenir enfant soi-même.

    (Nemcova Bozena)

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    Il vaut mieux être chassé d'entre les hommes
    que d'être détesté des enfants.

    (Richard Henry Dana)

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    Les enfants trouvent tout dans rien,
    les hommes ne trouvent rien dans tout.

    (Giacomo Leopardi)

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    Si les enfants devenaient ce qu'en attendent
    ceux qui leur ont donné la vie,
    il n'y aurait que des dieux sur la terre.

    (A. Poincelot)

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    Il est aussi vain d'écrire spécialement
    pour le peuple que pour les enfants.
    Ce qui féconde un enfant,
    ce n'est pas un livre d'enfantillages.

     (Marcel Proust)

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