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6/10/2009
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"Pourquoi faut-il bien réfléchir avant d’agir ? Parce qu’agir c’est déclencher des forces, et une fois les forces déclenchées, elles ne s’arrêtent pas en chemin, elles vont jusqu’au bout.
Vous êtes dans la montagne et vous avez là, au-dessus de vous, un énorme rocher prêt à dégringoler la pente : il dépend de vous de le laisser tranquille ou de précipiter sa chute. Si vous le mettez en branle, impossible ensuite de l’arrêter : il vous écrasera et beaucoup d’autres avec vous.

Et si vous ouvrez les portes d’une écluse, essayez ensuite d’arrêter l’eau ! Vous êtes toujours maître d’agir ou de ne pas agir, mais dès le moment où vous décidez d’agir, les forces libérées vous échappent.

Quand des agitateurs déclenchent une émeute, ils en perdent très vite le contrôle. C’est pourquoi on dit : « Qui sème le vent récolte la tempête », et cette tempête peut emporter celui-là même qui l’a suscitée.

Avant de dire un mot, de jeter un regard, d’écrire une lettre, de donner le signal d’une guerre, on a tous les pouvoirs, mais ensuite c’est fini, on n’est plus que le spectateur, et souvent même la victime."

Pensée D'Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900 - 1986)

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5/26/2009
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Celui qui donne un bon conseil, construit d'une main, celui conseille et donne l'exemple, à deux mains; mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d'une main et détruit de l'autre.

Toutes les couleurs s'accordent dans l'obscurité.
Il y a de la superstition à éviter la superstition

La prospérité a un cortège de craintes et de déplaisirs; l'adversité de réconforts et d'espoirs.
La vérité sort plus facilement de l'erreur que de la confusion.

Le meilleur moyen de conserver un esprit ouvert sont les conseils sincères d'un ami.

Les maisons sont bâties pour être habitées et non point regardées.

On ne commande à la nature qu'en lui obéissant.
Un peu de foi éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène.

Francis Bacon (1561-1626), philosophe anglais et homme d'État, un des pionniers de la pensée scientifique moderne. Bacon naquit le 22 janvier 1561 à Londres et étudia à l'université de Cambridge. Élu à la Chambre des communes en 1584, il y demeura jusqu'en 1614. Il écrivit de judicieuses lettres de conseil à Élisabeth 1ère, reine d'Angleterre, mais il ne fut jamais donné suite à ses suggestions et il perdit toute faveur auprès de la reine en 1593, lorsqu'il s'opposa à un projet de loi sur une subvention royale. Bacon fit des propositions de plan de réunion de l'Angleterre et de l'Écosse et soumit des recommandations concrètes concernant les liens avec les catholiques romains. En récompense de ses efforts, il fut fait chevalier en 1603, nommé commissaire de l'union de l'Écosse et de l'Angleterre et se vit accorder une pension.

Son livre Traité de la valeur et de l'avancement des sciences fut publié en 1605. Deux années plus tard, il fut nommé sollicitor général. Au cours de la dernière session du premier Parlement en 1611 sous James 1er, les différends entre la Couronne et les communes devinrent critiques et Bacon assuma le rôle de médiateur en dépit de la méfiance qu'il éprouvait à l'égard du principal ministre de James, Robert Cecil, comte de Salisbury. À la mort de Salisbury en 1612, Bacon, cherchant attirer l'attention du roi, écrivit plusieurs articles sur l'art de gouverner.

En 1613, il fut nommé attorney général puis en 1618, grand chancelier et baron Verulam. En 1620, son Novum Organum fut publié. La même année, il fut accusé de corruption par le Parlement et condamné à une amende, à l'emprisonnement au gré du roi et au bannissement du Parlement et de la cour. En septembre 1621, le roi lui pardonna tout en lui interdisant les fonctions politiques. Bacon se remit alors à ses écrits, achevant son Histoire de Henry VII et sa traduction en latin de l'Avancement des sciences (De Augmentis). En mars 1622, il offrit de faire un recueil des lois, proposition qui resta lettre morte en dépit des requêtes répétées adressées à JamesIer et à son successeur,CharlesIer. Il mourut à Londres le 9 avril 1626.
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5/16/2009
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Apocalypse de Jean
Chapître 4

1 Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j`avais entendue, comme le son d`une trompette, et qui me parlait, dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite.
2 Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu`un était assis.

3 Celui qui était assis avait l`aspect d`une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d`un arc-en-ciel semblable à de l`émeraude.
4 Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d`or.

5 Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu.
6 Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d`yeux devant et derrière.

7 Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d`un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole.
8 Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d`yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puisant, qui était, qui est, et qui vient!

9 Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles,
10 les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant:

11 Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l`honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c`est par ta volonté qu`elles existent et qu`elles ont été créées.

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4/30/2009
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" L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. "
(Alfred de Musset)
" La glaise ne devient terre à mouler qu'après avoir été pétrie. "
(Proverbe Grec)
" L'infortune est la sage-femme du génie. "
(Napoléon 1er)

" Il n'y a rien de si infortuné qu'un homme qui n'a jamais souffert. "
(Joseph de Maistre)
" La prospérité montre les heureux, l'adversité révèle les grands. "
(Pline le Jeune)

" L'âme vile est enflée d'orgueil dans la prospérité et abattue dans l'adversité. "
(Epicure)

" La prospérité découvre nos vices et l'adversité nos vertus. "
(Francis Bacon)
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4/12/2009
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"Le monde matériel et le monde spirituel nous présentent leurs richesses ; dans les deux cas, il est difficile de les acquérir, mais les difficultés ne sont pas vécues de la même manière selon que l’on recherche les unes ou les autres. Celui qui se concentre sur les réalisations matérielles, les possessions, l’argent, le pouvoir, et qui ne parvient pas à ses fins, ressent amèrement ses échecs, comme s’il avait tout perdu.
Tandis que celui qui est habité par des besoins spirituels se sent toujours soutenu. Par ses aspirations à une vie supérieure, il n’a cessé de tisser des liens avec le monde divin, et cesliens produisent en lui des vibrations secrètes. Même s’il n’arrive pas à réaliser pleinement toutes ses aspirations, ces vibrations qu’il ressent dans son être profond finissent toujours par le sauver du découragement."
Pensée D'Omraam Mikhaël Aïvanhov

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3/19/2009
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Comme le Printemps se pointe le nez (20 mars) yesss...lol J'ai pensé faire un billet sur le tableau "Primavera" Le Printemps de Sandro Botticelli et une analyse du dit tableau...
Le Printemps (Primavera en italien) est un grand tableau mural de Sandro Botticelli, peint entre 1477 et 1478, période de la Première Renaissance.
Cette célèbre œuvre d'art fut trouvée dans la villa médicéenne di Castello de son commanditaire, un riche toscan. Lui faisait face, sur l'autre mur, la Naissance de Vénus.
Le nom du tableau provient de l'inventaire général de Giorgio Vasari effectué en 1550 : il l'identifia à une célébration de l'arrivée du printemps.
Le tableau fut caché au castello di Montegufoni pendant l'occupation allemande et restitué aux Uffizi après la Seconde Guerre mondiale.
Sandro Botticelli
Sources d'inspiration de l'artiste:
La dimension de redécouverte des écrits de l'Antiquité romaine est tangible pour ce tableau, qui ressemble à la poésie d'Ovide, notamment dans ses Fastes prenant sujet sur les fêtes religieuses romaines.
En dépit du fait que l'interprétation première des personnages les associe à des dieux ou des idées, selon le mode d'expression pictural du néoplatonisme médicéen qui triomphe à la Cour, tout le talent du peintre consiste à rendre l'incarnation des chairs et le brio dans les expressions des visages, pleine illustration de la culture humaniste.
Une analyse du tableau:
Il s'agit d'un mélange de figures allégoriques à la fois profanes (renvoyant à la mythologie gréco-romaine) et sacrées (c’est-à-dire religieuses chrétiennes).
Zéphyr et Flore:
Le personnage de Flore jeune fille, à droite en robe blanche, devient l'allégorie de Florence, ville de Botticelli, une fois sa sexualité révélée. Ce sont des fleurs qui sortent de la bouche de Flore, qui se trouve être la nymphe des fleurs (Chloris) des grecs pathetique, lorsque Zéphyr, dieu du vent, lui souffle dessus, causant un trouble visible dans l'expression du visage, trouble qui va lui révéler sa féminité.
Florence:
Allégorie de la ville tutélaire de Botticelli, Flore a cette fois acquis une maturité éclatante que vient souligner sa robe décorée de fleurs qui sortaient de sa bouche.
Il faut savoir que l'artiste était aussi connu de son vivant pour peindre de tels motifs floraux sur les robes des riches madones de l'aristocratie florentine, ornementations particulièrement appréciées à l'occasion des fêtes.
La figure centrale:
Le côté profane et art sacré religieux est mêlé avec cette figure, pour laquelle on ne sait dire s'il s'agit de la Madone, la vierge Marie (ce que l'aura végétale laisse entendre autour de sa tête, telle une auréole), ou du personnage païen qui fit la renommée du peintre: la Vénus en majesté.
Cette subtile confusion fut manifestement voulue par l'artiste, dans la mesure où la Naissance de Vénus, son second tableau, lui faisait face dans la maison du donneur d'ordre où le tableau était exposé.
Le tableau tout entier, et cette figure en particulier, montre que la Renaissance s'affranchit du mode de représentation chrétien ; pour l'instant d'une manière équivoque puisqu'un représentant de l'inquisition ou de l'ordre moral, doutant de l'œuvre, pourrait se voir rétorquer que, sous une certaine forme d'interprétation, le tableau célèbre Marie par la présence de l'auréole végétale, le reste n'étant que licence artistique. L'artiste montre son intelligence et prouve le génie humain en cachant ses messages sous forme iconographique, au mépris de toute tradition héritée de l'ordre qui le précède.
Sandro Botticelli n'a rien représenté au hasard sur cette fresque réservée à un public très intellectuel, jusqu'à la posture prise par les personnages.
The Birth of Venus Sandro Botticelli

Cupidon:
L'ange Cupidon, flèche tendue, se trouve au dessus de la figure centrale. Une analyse très particulière du travail de Botticelli, cinq cent ans avant l'avènement de la psychanalyse, révèle des messages dans ce tableau que la bonne morale cléricale de son époque aurait considérablement réprouvés s'il n'étaient,cachés,réservés à un public d'esthètes ou d'initiés :
La flèche, la danse amoureuse, et la polarité de ces symboles. Amour, Cupidon va tirer sa flèche, c'est ce à quoi l'on s'attend de par la tradition picturale. Ceci correspond à l'idée que l'on se donne du bourgeonnement végétal, sujet du tableau. Les choses se corsent lorsque l'on considère quelle est la direction du tir pour la flèche, rapportée à la forme générale prise par la danse des trois Grâces. Ces dernières ne sont pas à prendre individuellement, mais dans leur ensemble représentant la sublimation de la féminité; on réalise alors la raison pour laquelle la forme générale de la danse des trois Grâces est si différente de celle de Rubens, à titre de comparaison, et pourquoi les mains se joignent au dessus d'elles afin de composer cette forme générale.
Il serait possible de qualifier cette connotation de freudienne, si Botticelli n'avait pas quatre cent ans d'avance dans son symbolisme : la flèche, la danse amoureuse, et la polarité de ces symboles.
Les trois Grâces:
Assimilées à Catherine Sforza - à laquelle Botticelli avait déjà fait un portrait comme sainte Catherine d'Alexandrie, conservé au Lindenau-Museum de Altenbourg (Allemagne) - les trois Grâces sont représentées comme la Beauté, la Vertu et la Fidelité (renvoyant à la mythologie gréco-romaine).
Mercure:
Un caducée pour faire disparaître les nuages entrant en haut à gauche du tableau. On peut reconnaître le dieu Mercure grâce a ses trois attributs : le casque d'Hadès, le caducée et les sandales ailées qui font de lui le messager des Dieux Olympiens. Il constitue le gardien du jardin et en chasse les nuages qui risqueraient de l'assombrir : rien, pas même les intempéries, ne doit troubler l'idéal platonique apporté par les personnages-idées placées sur ce tableau.
La Calomnie d'Apelle (1495) Sandro Botticelli

Autres interprétations:
Preuve que l'interprétation picturale n'est en rien monolithique, une autre d'entre elles consiste à inscrire cette peinture dans le canevas politique de la rivalité des cités-État de la péninsule italique durant le Quattrocento : selon cette vision,l'Amour serait la cité de Rome (Roma en italien, en effectuant une anagramme) ; les trois grâces figureraient Pise, Naples et Gênes ; Mercure Milan ; Flore la cité de Florence; la figure centrale serait Mantoue.
Dans cette logique Chloris et Zéphyr figureraient le couple Venise et Bolzano, ou encore Arezzo et Forlì.
C'est aussi un tableau de mariage, celui de Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis, un cousin de Laurent de Médicis, avec Sémiramis Appriani que l'on peut identifier comme les deux personnages vêtus de rouge, couleur de la passion.
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Source d'Information: (http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Printemps_(Botticelli)
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3/2/2009
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Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue.
Comment mesurer la souffrance et la joie? Peut-on comparer le poids d'une larme au poids d'une goutte de sang?
En un sens le mystère de l'incarnation se répète en chaque femme; tout enfant qui naît est un dieu qui se fait homme.
Le couple heureux qui se reconnaît dans l'amour défie l'univers et le temps; il se suffit, il réalise l'absolu.
Qu'est-ce qu'un adulte? Un enfant gonflé d'âge.
Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres.
Si l'on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
Si un seul homme peut être regardé comme un déchet, cent mille hommes ensemble ne sont qu'un tas d'ordures.
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre
Bio de Simone De Beauvoir
Beauvoir, Simone de (1908-1986), femme de lettres et intellectuelle française. Née le 9 janvier 1908 à Paris dans un milieu bourgeois traditionnel et catholique, Simone de Beauvoir est d'abord une "jeune fille rangée", comme elle se décrit elle-même, mais elle affirme assez rapidement son anticonformisme: après des études classiques qui la mènent en 1929 jusqu'à l'agrégation de philosophie —où elle fut reçue première—, elle refusa de se conformer à son destin tout tracé de mère et d'épouse.
Sa rencontre avec Jean-Paul Sartre, qui passait l'agrégation la même année qu'elle, fut décisive: "Ce fut l'événement capital de mon existence", écrit-elle dans Tout compte fait (1972). Simone de Beauvoir noua en effet avec Sartre une relation de complicité amoureuse et intellectuelle qui dura jusqu'à la mort de Sartre, en 1980. Avec lui, elle mit en pratique un certain nombre des principes qui fondent sa conception de la femme et du couple, puisqu'ils ne se marièrent jamais, ne vécurent pas ensemble et s'autorisèrent des liaisons hors de leur couple, établissant parfois ensemble des relations triangulaires avec une tierce personne.
Ce mode de vie très libre n'était pas dissocié, pour Simone de Beauvoir, de la réflexion qu'elle mena, sa vie durant, sur la condition féminine, l'engagement et le rapport à l'autre. Après avoir enseigné la philosophie, elle entra comme rédactrice à la revue les Temps modernes, dirigée par Sartre. Intellectuelle engagée et curieuse de tout, elle voyagea beaucoup, visitant successivement les États-Unis et la Chine, plus tard Cuba et l'URSS.
Sa philosophie —l'existentialisme— et sa situation d'intellectuelle de gauche furent remises en cause par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. La mort de Sartre, en 1980, lui inspira la Cérémonie des adieux (1981). Elle-même s'éteignit à Paris le 14 avril 1986.
Jean-Paul Sartre,Boris Vian, Michelle Vian et Simone de Beauvoir
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2/22/2009
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Ils se contentent de tuer le temps en attendant que le temps les tue. (Simone de Beauvoir)
Il n'est rien de plus précieux que le temps, puisque c'est le prix de l'éternité. (Louis Bourdaloue)
L'eau ainsi est le regard de la terre, son appareil à regarder le temps. (Paul Claudel)
Ce n'est point le temps qui manque, c'est nous qui lui manquons. (Paul Claudel)
Tout s'anéantit, tout périt, tout passe; il n'y a que le monde qui reste. Il n'y a que le temps qui dure. (Denis Diderot)
Le temps ne s'occupe pas de réaliser nos espérances; il fait son œuvre et s'envole.
(Euripide)
Vouloir être de son temps, c'est déjà être dépassé. (Eugène Ionesco)
Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. (Marcel Proust)
Chaque fois que le temps a fait croître un bâton, au bout du bâton l'homme a mis une lance.
(Al-Moutanabbi)
Le temps n'est jamais perdu s'il est donné aux autres.
(Anonyme)

On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant.
(Charles Baudelaire)
Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves.
(Hector Berlioz)
Sage, ce n'est pas une question de temps, c'est une question de coeur et le coeur n'est pas dans le temps.
(Christian Bobin)
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2/2/2009
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J'ai reçu ses Images par Courriel Gracieuseté d'une de mes nièces et j'ai eu envie de les partager avec vous. Je n'ai pas vraiment besoin d'ajouter des mots aux images. Si on dit qu'une image vaut mille mots, Plusieurs images en valent combien? lol...

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1/19/2009
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C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles.
Ce n’est pas un mince bonheur qu’une condition médiocre: le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.

Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.

Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent nos existences.
Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été.

Et le pouvoir terrestre est plus semblable à celui de Dieu quand la clémence adoucit la justice.
L'amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l'âme.

Les hommes de peu de mots sont les meilleurs.
On peut faire beaucoup avec la haine, mais encore plus avec l'amour.
William Shakespeare, (1564-1616), poète et dramaturge anglais. On possède très peu de renseignements précis sur sa vie. Il serait né un 23 avril 1564, à Stratford-upon-Avon, dans le comté de Warwick, troisième enfant de John Shakespeare et de Mary Arden, issue d'une famille catholique de riches propriétaires terriens. On suppose qu'il fut élève à l'école de Stratford. Son père ayant eu des revers de fortune, il quitta Stratford et s'établit à Londres.
C'est grâce à son activité de dramaturge qu'il aurait rétabli la fortune familiale. En 1582, il épousa la fille d'un fermier, Ann Hathaway, de huit ans plus âgée que lui, et dont il eut trois enfants. Installé à Londres vers 1588, il jouissait dès 1592 d'une certaine renommée en tant qu'acteur et auteur dramatique.
Peu de temps après, il s'assura l'appui du duc de Southampton auquel il dédia ses premiers poèmes, Vénus et Adonis (1593) et le Viol de Lucrèce (1594). On date également de cette période un recueil poétique, les célèbres Sonnets, dont le dédicataire masculin est resté inconnu, et qui ne seront publiés qu'en 1609. Il devint actionnaire de la compagnie théâtrale des « Lord Chamberlain's Men », qui, après la mort de la reine Élisabeth Ire, s'appela celle des « King's Men ». Les représentations avaient lieu au théâtre du Globe puis à celui de Blackfriars, ou encore à la cour. En 1613, il revint définitivement à Stratford, où il mourut le 23 avril 1616.
Extrait du Film "Shakespeare In Love" Avec Joseph Fiennes et Gwyneth Paltrow. (1998)
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1/11/2009
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L'armée est une nation dans la nation : c'est un vice de nos temps.
(Alfred, comte de Vigny)
Le prétendu dieu des armées est toujours pour la nation qui a la meilleure artillerie, les meilleurs généraux.
(Ernest Renan)

Pour la plupart des hommes, la guerre est la fin de la solitude. Pour moi,elle est la solitude définitive.
(Albert Camus)
Il y a des guerres justes, il n'y a pas d'armées justes.
(André Malraux)
Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
(Jean-Paul Sartre)
Vous n'avez qu'un jour à passer sur la terre; faites en sorte de le passer en paix.
(Félicité de La Mennais)
Le plaisir des disputes, c'est de faire la paix.
(Alfred de Musset)

La guerre,c'est la guerre des hommes; la paix c'est la guerre des idées.
(Victor Hugo)

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1/2/2009
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Pour Commencer 2009,pourquoi pas une pensée édifiante d'Omraam. Je trouve cette pensée très jolie mais surtout elle porte à la réflexion.
  
"Un objet que l’on approche du feu se réchauffe, se dilate et un liquide va jusqu’à se vaporiser. De même, en s’exposant aux rayons du soleil spirituel, l’homme se réchauffe, et cette chaleur, cet amour se communique à toutes ses cellules ; il ressent alors une véritable dilatation, comme si la matière de son être devenait plus légère, plus subtile, plus spirituelle. Peu à peu, il commence à vibrer en harmonie avec l’Esprit.
  
Et quand l’Esprit voit un être qui vibre à l’unisson avec lui,qui chante avec lui, il se sent attiré. Voilà pourquoi on l’a présenté comme un fiancé, comme un époux qui va vers sa bien-aimée. C’est une image que l’on retrouve souvent dans les différentes religions.
 
L’idéal de l’âme humaine (que ce soit l’âme d’un homme ou celle d’une femme) est de devenir la fiancée de l’Esprit, c’est-à-dire de se mettre dans un état intérieur de réceptivité envers le principe divin."
Pensée D'Omraam Mikhaël Aïvanhov

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12/14/2008
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Mathieu 1: 18-25.
18 Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble.

19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.

20 Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit ;

21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

22 Tout cela arriva afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :

23 Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.

24 Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.

25 Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.
Mathieu 2: 1-23.
1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem,

2 et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer.

3 Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.

4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s'informa auprès d'eux où devait naître le Christ.

5 Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée ; car voici ce qui a été écrit par le prophète :

6 Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.

7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s'enquit soigneusement auprès d'eux depuis combien de temps l'étoile brillait.

8 Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille aussi moi-même l'adorer.

9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu'à ce qu'étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêta.

10 Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent saisis d'une très grande joie.
11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

12 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

13 Lorsqu'ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu'à ce que je te parle ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.

14 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.

15 Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J'ai appelé mon fils hors d'Égypte.

16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s'était soigneusement enquis auprès des mages.

17 Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète :

18 On a entendu des cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, Et n'a pas voulu être consolée, Parce qu'ils ne sont plus.

19 Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte,

20 et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d'Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.

21 Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d'Israël.

22 Mais, ayant appris qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode, son père, il craignit de s'y rendre ; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée,

23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.
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12/7/2008
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Rockfeller Center, New-York.
La tradition du sapin de Noël est issue de l'adoption par les chrétiens d'une idée païenne que les arbres à feuilles persistantes représentent le renouveau de la vie. Sur des mosaïques romaines en Tunisie, on peut voir le dieu grec Dionysos portant un conifère. Cependant, les légendes médiévales se concentrent plutôt sur une miraculeuse « floraison » des arbres à Noël.
Galeries Lafayettes, Paris,France.
Certaines des premières tribus germaniques célébraient la tradition de Yule où l'on sacrifiait des animaux et des esclaves mâles en les accrochant aux branches des arbres. En Scandinavie, les rois vikings sacrifiaient neuf mâles de chaque espèce dans des endroits sacrés, alors que les plus pauvres suspendaient des pommes, des pâtisseries et autres petites offrandes dans les branches. Il est probable que le sapin de Noël soit une continuation de cette tradition. Charlemagne, lui-même, accrochait les boyaux ainsi que les yeux de ses ennemis vaincus aux sapins présents dans la région d'Aix-la-Chapelle.
Stockholm,Suède.
En remontant encore le temps, on s'aperçoit que la décoration du sapin vient de l'adoration du dieu païen du Moyen-Orient Attis, plus connu sous le nom de Baal, l'époux d'Astarte, d’Ishtar ou Pâques (Easter en anglais) Attis, a été crucifié sur un arbre. Cette tradition a rapport à l’ancien esprit de l’arbre. Le sapin est coupé et décoré avec de l'argent, de l’or et un emblème de la mort et de la renaissance d'Attis, avec une étoile à six pointes de son sacrifice à son sommet. Les Grecs adoraient le dieu Adonis, qui était semblable à Attis.
Attis était symbolisé par un sapin que l'on adorait et qui était sacré pour lui. La raison pour laquelle le sapin était considéré sacré, était parce qu'il était vert en hiver quand les autres arbres avaient perdu leurs feuilles.
Les emblèmes d'Attis, attachés au sapin, ont été changés aux symboles du soleil au sommet et, ensuite, aux anges. Les décorations de l'arbre de Noël sont facilement identifiées comme le soleil, la lune et les étoiles, représentés par des boules et des guirlandes.
Santiago,Chili.
Comme beaucoup d'autres traditions de Noël, celle du sapin est issue de la fusion d'idées chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes. La coutume trouve ses origines en Allemagne. D'après la légende, saint Boniface de Mayence essaya d'introduire l'idée de la Trinité chez les tribus païennes en se servant de conifères et de leur apparence triangulaire. La tradition consistant à accrocher des décorations (représentant des fruits ou des offrandes) sur les arbres est très ancienne, mais celle d'y accrocher des bougies est attribuée à Martin Luther. Le premier sapin de Noël dit moderne, est rapporté en 1521 à Sélestat en Alsace. Auparavant, les Mystères de Noël, joués sur les parvis des églises pour raconter la naissance de Jésus, étaient fréquemment accompagnés d'un arbre décoré, symbole de la vie qui renaît.
Vatican,Rome.
Lors de l'angelus dominical du dimanche 19 décembre 2004, le pape Jean-Paul II a donné l'explication suivante concernant le sapin de Noël :
"[..] on trouve souvent à côté de la crèche le traditionnel sapin de Noël, une tradition elle-aussi très ancienne, qui exalte la vie. En hiver, le sapin toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas. C'est habituellement au pied de l'arbre de Noël décoré que sont déposés les cadeaux. Ce symbole est tout aussi parlant en clef de lecture chrétienne car il rappelle l'Arbre de la Vie, image du Christ, don suprême de Dieu à l'humanité. Le message du sapin de Noël est donc que la vie reste verte et qu'elle est un don, non matériel mais d'elle-même, dans l'amitié et l'affection, dans l'entraide fraternelle et le pardon, dans le partage et l'écoute de l'autre".
Strasbourg,France.
L'Allemagne, l'Autriche et l'Alsace-Lorraine pratiquent assidûment cette tradition dès le XVIIe siècle. En 1738, Marie Leszczynska l'épouse de Louis XV introduisit un sapin décoré au château de Versailles et, un siècle plus tard, en 1837, un sapin de Noël est installé aux Tuileries à Paris. Londres succombe en 1841 suite à l'érection d'un sapin de Noël au château de Windsor par le prince Albert. Les États-Unis attendent 1850 avant de céder à cette tradition. Il faut toutefois attendre la guerre franco-allemande de 1870 pour que les immigrés de l'Est de la France généralisent la tradition sur l'ensemble du pays. Avec cette généralisation, chaque région apporte sa petite touche à la décoration. Ainsi, par exemple, les petits personnages en coton et les cheveux d'anges viennent de Lyon.
L'introduction au Québec a été plus précoce qu'en France. Cette tradition fut introduite en 1781 par les mercenaires allemands et en particulier le major général von Riedesel, des troupes de Brunswick, et son épouse. Il planta, à Sorel, le premier sapin de Noël nord-américain. Cette coutume se répandit au cours de l'époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu'au cours des années 1930. Du petit sapin de table on passa, vers la fin du XIXe siècle, aux premiers sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode serait attribuable à l'arrivée des premiers supports en métal sur le marché. Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau rempli de terre.
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11/28/2008
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"Les humains ont l’habitude de se prononcer sur les êtres et les choses d’après les apparences, et ils s’imaginent que cette connaissance leur suffit. Eh non, c’est pourquoi, pour la majorité d’entre eux, l’existence apparaît monotone et vide : ils ont une compréhension tellement étroite et superficielle de la réalité !
Prenons seulement la manière dont les hommes et les femmes ont l’habitude de se considérer mutuellement. Lorsqu’ils vivent en couple depuis un certain temps, ils pensent qu’ils n’ont plus rien à découvrir les uns des autres ; c’est pourquoi en effet ils ne découvrent plus rien,et ils s’ennuient.
Mais c’est en eux-mêmes, pas chez les autres qu’ils doivent chercher la cause de cet ennui. Ils se sont fermés aux courants de la vie, et alors tout le côté subtil des êtres, leur âme, leur esprit, leur échappe. Les êtres sont vivants,et la nature aussi est vivante, mais pour entrer en contact avec cette vie, ils doivent affiner en eux certaines facultés de perception."
Pensée D'Omraam Mikhaël Aïvanhov
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11/21/2008
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L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu.
(La Rochefoucauld)
L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ; Il éteint le petit, il allume le grand
(Bussy-Rabutin)
L'absence n'est-elle pas, pour qui aime, la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences ?
(Marcel Proust)

Tout ment en l'absence d'amour.
(Henri Bataille)
Les courtes absences animent les passions, au lieu que les longues les font mourir.
(Saint-Evremond)

L'absence ne tue l'amour que s'il est malade au départ.
(Bussy-Rabutin)
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11/12/2008
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Saturn, The Bringer Of Old Age - Gustav Holst
Gustav Holst, né le 21 septembre 1874 à Cheltenham et mort le 25 mai 1934 à Londres, était un compositeur anglais.
Pour ce Billet, j'ai eu envie de partager avec vous, mon amour pour l'oeuvre Musicale "Les Planètes" de Gustav Holst. J'ai connu cette Pièce en 7 mouvements dans mon enfance par mon frère Paul qui aimait (et aime toujours) beaucoup la musique dite "Classique". Cette musique m'a accompagné toute ma vie et je l'aime autant aujourd'hui qu'au moment ou je l'ai entendu pour la première fois. J'espère que vous allez apprécier ce moment magique autant que moi...
Les Planètes (Holst):
Les Planètes (The Planets) est une œuvre pour grand orchestre de Gustav Holst. C'est en partie à cette pièce que Gustav Holst doit sa célébrité. Holst a ainsi étudié 7 planètes et leur a donné à chacune une couleur propre.
Histoire et composition:
La pièce fut composée entre 1914 et 1917 et créée à Londres le 29 septembre 1918, sous le direction d'Adrian Boult. Après l'échec de The Cloud Messenger en 1913, Holst avait été invité en villégiature chez son ami Balfour Gardiner. Le compositeur Arnold Bax et son frère Clifford les rejoignirent et ils eurent de nombreuses discussions sur la composition et l'orchestration. Cela eut pour effet de motiver Holst davantage. Clifford Bax s'intéressait aussi à l'astrologie, ce qui incita Holst à étudier le sujet.

Le premier mouvement, Mars, fut composé tout juste avant le début du conflit mondial, en 1914. Il s'agit donc plus d'une prophétie que d'une réaction à la tragédie. Le dernier mouvement composé, Mercure fut achevé en 1916. En raison de sa névrite au bras droit, il dut dicter une grande partie de la partition à ses collègues.

Holst rangea les partitions après les avoir terminées puisqu'il croyait que personne ne pourrait monter une œuvre demandant un aussi grand orchestre en temps de guerre. En septembre 1918, Balfour Gardiner loua le Queen's Hall pour une représentation semi-privée. Le chef, Adrian Boult, n'avait eu que deux heures pour répéter la pièce très complexe. Imogen, la fille du compositeur, déclara plus tard « Ils [les deux ou trois cents amis ou musiciens qui étaient venus écouter] trouvèrent les clameurs de Mars presque insupportables après quatre années d'une guerre qui se poursuivait. […] Mais c'est la fin de Neptune qui fut inoubliable, avec son chœur de voix féminines s'évanouissant au loin, jusqu'à ce que l'imagination ne pût faire la différence entre le son et le silence. »

La première représentation publique eut lieu quelques semaines plus tard et fut très bien accueillie, contrairement au Cloud Messenger. Seulement cinq des sept mouvements furent joués.
Les Planètes:
Mars, celui qui apporte la guerre:
Le premier mouvement commence avec un rythme ostinato des timbales et violons frappant les cordes avec le bois de l'archet. La première mélodie (sol-ré-do#) est introduite par les bassons et les cors. Après un crescendo et un accelerando de tout l'orchestre, le deuxième thème est introduit aux trombones puis aux cors. L'intensité de la pièce augmente au fur et à mesure. Après un retour en force du premier motif, la pièce s'achève sur un accord grave quadruple forte. Ce premier mouvement est très chaotique et inhumain, telle une marche guerrière céleste.

Le groupe de rock progressif King Crimson reprendra cette pièce sur scène dès le début de sa carrière, en 1969.
Vénus, celle qui apporte la paix:
Le deuxième mouvement est un énorme contraste avec la rage du premier. Les notes ascendantes du cor annoncent dès le début une pièce de lumière et de paix. Après quelques mélodies jouées par différents instruments de l'orchestre, un violon solo joue un air très doux. Tous les violons répètent alors la mélodie, comme un écho. Après des variations sur la mélodie, les notes descendantes du cor se font entendre à nouveau. La mélodie du violon revient un peu avant la fin qui prend un peu d'ampleur pour la première fois du mouvement.

Mercure, le messager ailé:
Le troisième mouvement joue un peu le rôle de scherzo très dynamique. Après une courte introduction sur des croches rapides, la première mélodie est introduite par un hautbois et un cor anglais. Suivent divers épisodes mélangeant cette mélodie et un deuxième motif introduit tout de suite après le premier. Le mouvement se termine sur un accord bref.

Jupiter, celui qui apporte la gaieté:
Tout comme Mercure, Jupiter commence rapidement, avec des cordes rapides d'où émerge une première mélodie syncopée. Un peu plus loin, la trompette et les bois font entendre une fanfare qui est ensuite reprise par les autres instruments de l'orchestre. Un ritenuto amène un second thème avant que le premier thème syncopé revienne. Suit un thème en 3/4. Après une augmentation de la tension, le calme revient avec le plus célèbre air de Holst, communément appelé l'Hymne de Jupiter. Les trois premières mélodies se font réentendre.

Saturne, celui qui apporte la vieillesse:
Saturne était le mouvement préféré de Holst. Ce mouvement débute très sombrement, les flûtes et harpes marquant le rythme de la marche du temps. La contrebasse annonce tout d'abord la vieillesse, reprise par les violons puis le hautbois dans une intensité croissante jusqu'à ce que la jeunesse disparaisse dans un éclat de panique. Le mouvement se termine tranquillement, comme une acceptation de ce qui est inéluctable.

Uranus, le magicien:
Le mouvement commence sur une sorte d'incantation de quatre notes qui annonce le magicien. Le mouvement qui suit est une danse qui va en s'intensifiant jusqu'à ce que la harpe rappelle doucement le thème du début et finit sur une véritable explosion de tout l'orchestre qui résonne en écho dans l'immensité. Ce mouvement n'est pas sans rappeler le célèbre Apprenti sorcier de Paul Dukas (1897).
Neptune, le mystique:
Le septième et dernier mouvement est la pièce la plus impressionniste de Holst. Les instruments semblent errer dans le vide sans qu'aucun thème défini comme dans les autres mouvements ne prenne forme. Un chœur de femmes hors-scène se fait entendre, sans paroles. Ce son semble lointain, céleste. La clarinette émet un motif repris par les violons jusqu'à ce qu'un accord arrête brusquement la musique. Les harpes et le célesta annoncent la fin de l'œuvre, laissant la place à un long decrescendo des voix de femmes a cappella semblant se perdre dans l'infini.
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11/6/2008
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Pour faire suite aux billets sur les Sorcières. Voici un billet sur les persécutions de ces dernières à travers les ages avec ce que j'ai pu trouver sur L'Internet sur le sujet.
Merci particulièrement à une Sorcière qui m'a inspiré pour faire ce billet...

Le début des persécutions:
Bien que l'imaginaire collectif place la persécution de prétendues sorcières au Moyen Age, les persécutions ne prirent de l'ampleur qu'au XVe siècle et connurent leur apogée au XVI et XVIIe siècles, c'est à dire pendant la renaissance et le Grand siècle
Le stéréotype de la sorcière était présent dans les procès des années 1420-1430, et se maintint pendant plus de deux siècles, mais en ce milieu de XVe siècle, il n’était pas pleinement développé. Le processus judiciaire et la tradition livresque permirent de développer ce stéréotype. Au cours des procès dirigés contre les sorcières ou les magiciens, des croyances se développèrent. Après avoir hésité au Moyen Âge à décréter la réalité de la sorcellerie, l'Église catholique du XVe siècle décida de publier la bulle apostolique Summis desiderantes affectibus en 1484, suivi d'un manuel démonologique, le Malleus Maleficarum. Il fut écrit par deux inquisiteurs dominicains, Heinrich Kramer et Jacob Sprenger. Le rôle de cet ouvrage dans la chasse aux sorcières est très discuté. L’efficacité du Malleus était de synthétiser une variété de croyances sur les sorcières qu’il intégrait dans un traité vaste et bien structuré. Il fournissait aussi un support théologique aux idéaux qu’il entendait promouvoir. Cet ouvrage, bien que très répandu, ne fut pas à l’origine d’une augmentation immédiate du nombre de procès, mais il a rendu sensible les juges au crime de sorcellerie. 30,000 exemplaires de ce manuel seront mis en circulation jusqu'à la dernière édition en 1669. Le Malleus avait un coté misogyne. D’autres traités sur la sorcellerie ont été publiés. En 1563, Jean Wier, médecin à la cour de Clèves, désireux de tempérer les premiers persécuteurs, considérait les sorcières comme de simples esprits égarés, ce que Montaigne sous-entendait aussi dans la réédition de ses essais de 1588. Il conseillait de soigner ces femmes à l'ellébore comme des folles.
Certaines sorcières étaient accusées d'utiliser la magie pour blesser ou bien pour tuer, grâce à une potion magique ou un sort. Par exemple, une femme Appenzel fut accusée d'avoir empoisonné une pomme. Dans ce cas, la magie pouvait être l'utilisation de poison. Mais dans d'autres cas, l'accusation de sorcellerie était évidente. Des femmes furent jugées pour sorcellerie à Innsbruck en 1485 après avoir mis à proximité de leurs victimes des substances magiques, comme des os de nouveau-nés non baptisés, des échardes de bois de potences et des excréments humains pour jeter un mauvais sort. La victime qui trouvait ce paquet devait immédiatement le jeter au feu pour ne pas tomber malade. Le crime d'avoir pratiqué la magie érotique apparut également, et de nombreuses femmes furent accusées soit de magie d'amour ou de magie sexuelle. La magie d'amour permet de déclencher ou de restaurer une affection durable entre deux personnes. Les moyens supposés pour cela étaient de nourrir une personne de pervenches, ou en portant une pierre de lune ou une pierre d'aigle, ou en cachant sous le seuil d'une maison un morceau de papier ou de parchemin avec des formules magiques. La magie sexuelle avait un but très différent, celui de déclencher un désir sexuel et sa réalisation immédiate. Les moyens pour arriver à ce but étaient nombreux : porter une pierre de faucon de la jusquiame ou de la verveine, écrire des formules avec son propre sang et conserver la feuille sur soi pendant plusieurs jours. Deux femmes italiennes furent très connues pour leur habileté en magie érotique : Gabrina degli Alberti, jugée à Reggio en 1375, et Matteuccia di Francesco, brûlée à Todi en 1428.
 Le temps des grandes persécutions:
Volant dans les airs à califourchon sur son manche à balai, ainsi est représentée la sorcière dans l’iconographie populaire,« image d'Épinal », recouvrant une réalité historique complexe, faite de savoir chamanique et de persécutions. Croyances anciennes dans lesquelles survivent les cultes païens de la fertilité du monde antique, que certains, dont la Wicca, font remonter à la fin du paléolithique.
Historiens et chercheurs estiment aujourd’hui le nombre de leurs victimes entre 50 et 100 000 sur les deux siècles où tant les tribunaux de l’Inquisition que ceux de la Réforme les conduisent au bûcher. Un chiffre élevé en proportion de la population européenne de l’époque. Et ce sont, pour 80 % de ces victimes, des femmes. Les 20 % restants étaient des hommes relevant pour la plupart de la catégorie des « errants ». Pauvres hères et vagabonds, « gens du voyage », juifs ou homosexuels.
Ces femmes (et quelques fois leurs enfants, surtout s’il s’agissait de filles), appartenaient le plus souvent aux classes populaires. Une toute petite minorité d’entre elles pouvait être considérée comme étant d’authentiques criminelles (ce fut le cas de la Voisin, sous Louis XIV, par exemple) coupables d’homicide, ou de malades mentales. La grande majorité était au contraire de tous âges et de toutes conditions, et de diverses confessions religieuses, souvent sages-femmes ou guérisseuses. Leurs remèdes se basaient sur une pharmacopée traditionnelle, breuvages, infusions ou décoctions de racines et d’herbes, les « simples ». La population, essentiellement rurale, n’avait guère d’autre recours pour se soigner. Toutes torturées, et brûlées vives, parce que jeunes, parce que vieilles, parce que femmes, le plus grand des péchés qui leur était reproché par les autorités du temps. Un moyen horrible de savoir si une femme était une sorcière consistait à la jeter nue à l’eau, les mains et pieds attachés ensemble pour l’empêcher de surnager. Une sorcière étant — en théorie — plus légère que l’eau, si elle flottait, elle était aussitôt repêchée et brûlée vive. Si elle se noyait, c’est qu’elle était morte innocente. H.P. Duer, professeur d’ethnologie allemand, dans son ouvrage Nudité et pudeur, estime que cette pratique, si choquante par l’exhibition qu’elle provoquait, fut peu utilisée. Mais il y a plusieurs textes et dessins démontrant que cela a existé plusieurs dizaines d’années au Moyen Âge.
Si, durant le Moyen Âge, les persécutions sont surtout dirigées contre les hérétiques (Cathares ou Vaudois), c’est, curieusement, à partir des Temps modernes, après la découverte des Amériques, au moment où commence à poindre l’Humanisme et où l’imprimerie fait son apparition, que commence cette persécution que d’aucuns et particulièrement les féministes ont qualifiée de sexiste (probablement la seule de l’histoire), que d’autres ont appelée génocide. Les estimations du nombre des victimes des historiens d’aujourd’hui ne prennent en compte que les personnes décédées durant les séances de torture ou sur les bûchers et non celles qui sont mortes des suites de la torture, consentie et même explicitement demandée dans plusieurs bulles pontificales par, et qui pourraient avoir été plusieurs centaines de milliers. C’est, en quelque sorte, quand le monde de l’époque se mondialise, dirait-on aujourd’hui, que le phénomène prend de l’ampleur. Il semble que la peur que cette mondialisation suscite ne puisse être l’unique raison qui pousse à diaboliser un sexe et à l’utiliser comme bouc émissaire.
Si l’on remarque par ailleurs le fait qu’à la même époque deux corps de métiers vont jouer un plus grand rôle économique, ceux des médecins et des clercs, on comprend que les femmes, qui jouissaient d’une liberté plus grande qu’on ne pouvait le croire quant à l’exercice d’un métier jusqu’à la fin du Moyen Âge, puissent avoir été visées par la menace d’éventuelles persécutions, les convainquant de se retirer dans leur foyer et de renoncer à toute activité en dehors de celui-ci.
Si le terme « génocide » n’est apparemment pas le plus approprié, de nombreux féministes définissent aujourd’hui cette traque à la sorcière comme un crime contre l'humanité, certaines, comme par exemple sur le site Sisyphe, précisant que c’est un gynécide. Un manuel rédigé par deux Dominicains fut publié au XVIe siècle pour établir les critères permettant de le perpétrer, le Malleus Maleficarum ou Marteau des sorcières. Celui-ci n’a jamais été désavoué, de même que jamais jusqu’à ce jour ce crime n’a été officiellement reconnu comme tel par les autorités religieuses qui l’ont commis.
Les femmes des classes privilégiées échappèrent aux persécutions, même si le scandale éclaboussa parfois la Cour, comme ce fut le cas lors de l’affaire des poisons, et Catherine de Médicis n’hésita pas à en utiliser pour éliminer quelques personnages politiquement gênants de son entourage.
Les « chasses aux sorcières » connaissent deux vagues: la première de 1480 à 1520 environ, puis la seconde de 1560 à 1650. Mais dès les années 1400-1450, le portrait de ce qui deviendra une « image d’Épinal » par la suite se dessine, et les dernières persécutions se terminent vers la fin du XVIIe siècle. Les dernières brûlées en Europe sont Anna Göldin dans le canton de Glaris de la Suisse protestante en 1782, et une ou deux autres en 1793 dans la très catholique Pologne, au XVIIIe siècle donc. Alors qu’on associe généralement plus volontiers Moyen Âge et sorcellerie, les XVIe et XVIIe siècles ont connu les vagues de persécutions les plus horribles. Auparavant les sorciers sont des hommes et des femmes, les procès en sorcellerie deviennent presque exclusivement à l’encontre des femmes. Le paroxysme est atteint lorsque les tribunaux civils supplantent ce monopole d’église.
Le pasteur allemand Anton Praetorius de l’église réformée de Jean Calvin édita en 1602 le livre De l’étude approfondie de la sorcellerie et des sorciers (Von Zauberey und Zauberern Gründlicher Bericht) contre la persécution aux sorcières et contre la torture.
Changement de point de vue à l’époque moderne:
Le premier à réhabiliter les sorcières fut Jules Michelet qui leur consacra un livre en 1862. Il voulut ce livre comme un « hymne à la femme, bienfaisante et victime ». Michelet choisit de faire de la sorcière une révoltée en même temps qu'une victime et il réhabilite la sorcière à une époque où elle avait totalement disparu derrière l'image du diable. Dans ce livre, Michelet accuse l'Église d'avoir organisé cette chasse aux sorcières, pas seulement au Moyen Âge mais aussi au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. Le livre eut des difficultés à trouver un éditeur et provoqua un scandale. Michelet se défendit en présentant son livre comme un travail d'historien et non de romancier. Mais il ne leur reconnaît pas véritablement le droit à l'émancipation. Il faut attendre les mouvements féministes des années 1970 pour voir apparaître le thème sous un jour positif. Les représentantes de ces mouvements s'en sont emparé et l'ont revendiqué comme symbole de leur combat. On notera par exemple la revue Sorcières de Xavière Gauthier, qui étudiait les « pratiques subversives des femmes ».

Un tournant particulier eut lieu au début du XXe siècle lorsque l'égyptologue Margaret Murray soutint dans The Witch-Cult in Western Europe (1926) que les assemblées décrites par les accusées relateraient des rites réels et que la sorcellerie serait une religion très ancienne, un culte préchrétien de la fertilité que les juges réduisaient à une perversion diabolique. Margaret Murray s'inspirait en cela des thèses émises dans Le Rameau d'or (1911) de Sir James Frazer. Si presque tous les historiens de la sorcellerie s'accordent aujourd'hui sur le fait que les travaux de Murray sont non scientifiques et fondés sur une manipulation volontaire des documents, ils eurent à l'époque une large diffusion puisque ce fut à Murray que fut confiée la rédaction de l'article "Witchcraft" de l'Encyclopædia Britannica.
La sorcière est montrée sous un jour favorable à travers de nombreuses œuvres de fiction, et les membres de la Wicca se revendiquent comme les héritiers d’un culte auquel auraient appartenu les sorcières du temps des persécutions.
Certains des chrétiens attachés à une interprétation littérale de la Bible peuvent ne pas partager cet engouement, du fait du commandement exigeant de mettre à mort les magiciennes.
Pratiques attribuées aux sorcières:
Vers la fin du XVème siècle, de nombreux européens cultivés croyaient que les sorcières pratiquaient de nombreuses activités diaboliques en plus de la magie noire. Ils croyaient que les sorcières faisaient un pacte explicite personnel avec le diable. Le pacte avec le diable donnait à la sorcière le pouvoir d'accomplir des maléfices et la faisait entrer au service du diable. Les sorcières acceptaient alors de rejeter la foi chrétienne et d'être rebaptisées par le diable en guise de soumission. Le diable appliquait une marque sur la sorcière. Cette croyance était surtout partagée par les classes dominantes et cultivées de l'époque. En effet, les classes populaires avaient tendance à plus se focaliser sur la capacité de la sorcière à nuire plutôt que sur son lien avec le diable. Le pacte avec le diable est une notion très ancienne et a une origine qui remonte avant le Moyen Âge. Par ce pacte, la sorcière était censée conclure un accord semblable à un contrat juridique obligeant le diable à fournir la richesse et des pouvoirs a la sorcière en échange de sa soumission et son âme après sa mort. Les thèmes du vol nocturne, de la transformation en animal, de l'assemblée autour d'une figure surnaturelle, participaient déjà du monde de la sorcière. Par contre, l'association de la sorcière au démon, au crime et à la sexualité fut une théorie démonologique qui se construisit peu à peu au cours du XVIe siècle. Les ingrédients du sabbat (le terme même de sabbat, sa description comprenant un culte organisé voué à des démons nommés Diane, Hérodiade ou Lucifer, leur présence sous une forme semi-animale, les orgies, la profanation des sacrements) furent élaborés sous l'influence des théologiens et les inquisiteurs, du milieu du XIIIe au milieu du XVe, diffusés à travers des traités de démonologie comme le Malleus Maleficarum ou des prédications comme celles de saint Bernardin de Sienne, puis entérinés par les membres laïcs des cours de justice ou des parlements. Les accusées étaient forcées de souscrire, sous la torture ou la pression psychologique, à cette vision des choses. Leurs aveux confirmaient aux yeux de beaucoup la validité de cette description et contribuèrent à la répandre.

Le sabbat:
Les sorcières étaient réputées pour se réunir la nuit dans des endroits spéciaux pour accomplir des rites magiques. Les lieux que les sorcières choisissent pour pratiquer leur art ne sont donc pas le fruit du hasard. Ils sont ce qui permet l’efficacité du rite, par les pouvoirs qu’on leur accorde autant que par la mémoire qu’ils suscitent, en conditionnant les acteurs de la cérémonie magique. Les lieux de sabbat étaient en général situés à l'écart des populations, sur un mont ou bien dans une forêt. Les lieux sont très variés.

Le vol des sorcières:
Les sorcières se réunissaient périodiquement pour se livrer à de nombreux blasphèmes. Les sorcières devaient se rendre rapidement vers les lieux de réunions qui se tenaient en général dans des endroits très isolés. La croyance était que les sorcières utilisaient un pouvoir du diable pour se déplacer rapidement. Soit les sorcières se déplaçaient en volant sans moyen particulier, soit transportées par une rafale de vent ou bien par la seule vertu de leurs pouvoirs magiques. Dans certains cas, la sorcière se servait d'un onguent pour voler. Mais la croyance la plus répandue était que les sorcières utilisent un balai pour se déplacer. Des sorcières utilisaient des animaux magiques pour se déplacer ou bien le diable lui-même transportait la sorcière. Parfois les sorcières laissaient leur balai dans leur lit après lui avoir donné leur apparence pour tromper leurs maris. Le balai est un attribut des activités féminines, et son utilisation dans la représentation des sorciers pourrait s'expliquer par la prépondérance des femmes parmi les sorciers. La sorcière vole la nuit, généralement lors de la pleine lune. La sorcière et la lune vont de pair. Cette idée remonte à l'époque du culte de Diane. Les fidèles de Diane, la déesse romaine de la Lune, croyaient qu'elles pouvaient voler les nuits de pleine lune quand Diane était présente. Ces femmes utilisaient pour cela un onguent à base de drogue. D'après des spécialistes,l'onguent était constitué d'un mélange de jusquiame, de belladone, de mandragore de cigue et de nénuphar et d'un narcotique. Les femmes qui s'enduisaient le corps de cet onguent entraient dans une transe et avaient l'impression d'être transportées au sabbat, d'où la légende de l'onguent magique.
La sorcière et les enfants:
Les sorcières étaient réputées faire des repas cannibales d'enfants ou utiliser des cadavres d'enfants pour préparer des poudres ou des onguents magiques. Et, dans la croyance de l'époque, les sorcières avaient pour habitude de transmettre l'art de la magie de génération en génération ou bien de corrompre les enfants. La place des enfants dans la chasse aux sorcières est cruciale. Les vagues les plus importantes de bûchers furent accompagnées de phénomènes de grande ampleur concernant les jeunes enfants. Des enfants sorciers furent signalés partout en Europe. La condamnation de la mère pour sorcellerie faisait retomber des soupçons sur les enfants. De plus les aveux étaient facilement soutirés aux enfants.
En Russie, en Pologne et en République tchèque, des sorcières de nuit notchnitsa sévissaient en se glissant pendant la nuit dans la chambre des nourrissons pour les pincer, les mordre et leur sucer du sang. Mais si un adulte intervenait, elles disparaissaient comme par enchantement.
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10/28/2008
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CharMed Épisode 1 [Saison 8] : Une Nouvelle Vie Partie 1 Uploaded by tikio23
Pour l'Halloween,j'ai pensé faire un billet sur les Sorcières...ces êtres mythiques me fascinent.Voici un résumé sur l'histoire des sorcières...je n'ai pas voulu aller jusqu'à la persécutions des sorcières...car,ca aurait été trop long et éventuellement,je ferai peut-être une suite...mais pour l'instant...Bonne Fête de l'Halloween à toutes les sorcières... et aux Moldus* * Voir Harry Potter...lol

Sorcière:
Une sorcière est une femme adepte ou considérée comme telle d’une forme de sorcellerie.

Désignée en grec stryx, en latin striga -ae d’où dérive le vocable médiéval stria, strega en italien, estrie en français. Le mot français sorcière, féminin de sorcier, dérive du latin vulgaire sortarius proprement « diseur de sorts », du latin classique sors, sortis, désignant d’abord un procédé de divination, puis destinée, sort. Le mot qui les désigne en allemand est Hexe dérivé du grec ancien aix, chèvre, évidente référence à un monde pastoral. Bruja, en espagnol provient du terme ibère bruixa, et plus précisément du galicien bruxa. Le mot anglais witch a des origines plus controversées mais parait bien provenir d’un radical wik d’origine tant celte que germanique.
À l’aube de l’Histoire:
Une sorcière est une femme chaman. Les sagas scandinaves les appelaient Völva. La Wicca revendique être la plus ancienne religion du monde en affirmant que les sorcières sont les héritières d’un culte dont l’origine remonte à la Préhistoire. D’après les tenants d’une continuation entre un culte de la Déesse et la sorcellerie, et en se situant dans une vision où la chasse aurait été une activité masculine et la cueillette une activité féminine, les femmes avaient une religiosité qui avait ses modalités propres.
Si le Dieu Cornu fut la divinité des chasseurs, la divinité féminine des cueilleuses fut la Grande Déesse-Mère dont le culte, à partir du néolithique avec la sédentarisation due aux débuts de l’agriculture, deviendra prépondérant durant des millénaires, perdurant dans les premières grandes civilisations antiques sous la forme de cultes agraires rendus à des déesses telle Déméter ou Cybèle. L’existence de la Déesse-Mère est attestée dans toutes les cultures primitives puis archaïques. Les femmes, héritières des cueilleuses, ont été les promotrices de l’agriculture. Quand, au mésolithique, à la suite de changements climatiques, le gibier se fait rare et que l’homme se fait plus pêcheur que chasseur, et que les ressources alimentaires de la cueillette n’auraient plus été suffisantes pour permettre la survie d’un clan, l’apport de l’agriculture a été déterminant. Si l’homme vécut davantage en symbiose avec le monde animal durant des millénaires, la femme elle, vécut davantage en symbiose avec le monde végétal. La connaissance qu’elle pouvait avoir des plantes et de leurs propriétés, et le savoir empirique qu’elle pouvait en retirer furent l’arcane majeure d’une tradition qui se transmettra jusqu’à nos jours.
De la fécondité de la femme dépend la continuation de l’espèce, la femme est obstétricienne depuis que le monde est monde. La « sage-femme », la « guérisseuse », celle qui donne la vie et qui connaît les secrets de la vie et de la mort ainsi que l’effet des plantes sur le bien-être physique, la santé, est à l’origine de ce personnage qu’est « la sorcière ». De fait, durant les deux siècles que dureront les persécutions, c’est souvent le terme d’« herboriste » qui est utilisé dans les procès-verbaux de l’Inquisition pour la désigner.
Sorcières et magiciennes dans l’Antiquité:
Les cultes de ces antiques Déesses-Mères légués par la préhistoire se retrouvent en Grèce à Éleusis. Il subsiste l’originelle proximité et l’empathie avec la Nature dans le culte agraire qui est rendu aux deux déesses Déméter et Perséphone sur lequel vient se greffer l’élément orphique, et son contraire le culte dionysiaque, plus archaïque encore, où le sacrifice du dieu, androgyne à l’origine, est rituellement et cycliquement perpétré, et symboliquement dévoré à nouveau par les Ménades, marquant la régression, en somme, du « cuit » au « cru ». Autant de caractéristiques qui survivront, diluées, amalgamées dans le culte de Diane de l’Antiquité tardive et durant tout le Moyen Âge où viendront se greffer de nouveaux éléments provenant du folklore local des divers pays d’Europe.
Égérie, Circé, Médée surtout en sont autant de prototypes, et ne sont pas très différentes de la Lilith biblique, la Lilitu des Assyriens.
Circé et Médée sont auprès des héros Ulysse et Médée, tour à tour adjuvant et opposant. Après avoir apporté à Jason une aide indispensable à sa survie et la réussite de sa quête, Médée est abandonnée par son amant et se venge de terrible façon. D’un point de vue féministe, la folie destructrice de Médée témoigne d’une condition féminine où, si elle n’est ni épouse ni hétaïre, la femme n’a plus aucun droit, plus aucune modalité d’exister sinon celle de devenir entièrement négative, ravageant ce qui l’entoure, jusqu’à en arriver à l’élimination des enfants qu’elle a eu de l’homme qui l’abandonne après lui avoir pris sa vie et s’en être servi pour satisfaire son ambition. Médée se venge du joug que l’homme lui impose, et qui est celui d’une société désormais patriarcale.
Dans une évolution inverse, Circé commence par transformer les hommes d’Ulysse en animaux avant de les libérer puis de donner des conseils critiques pour la suite du voyage.
Belles sorcières grecques, Circé retient Ulysse et Médée séduit Jason. À l’inverse, Baba Yaga de la mythologie slave est laide comme le stéréotype de la vieille sorcière et utilise comme elle des ustensiles domestiques pour se déplacer, un mortier et un pilon, le balai servant à effacer ses traces.
En Grèce, les sorcières de Thessalie étaient célèbres. À Rome, à l'époque impériale, la sorcellerie était très répandue (v. Horace, Satires, I, 8), bien qu'elle fut réprimée par les lois. Les Sibylles étaient des voyantes et existaient encore au début du christianisme à Rome.
Le livre d’Hénoch (Enoch) Chapitre 7:
Le livre d'Hénoch est un écrit attribué à Hénoch, arrière-grand-père de Noé. Il fait partie du canon de l’Église éthiopienne orthodoxe mais est considéré comme apocryphe par les autres chrétiens et les Juifs. Le texte n’est pas inclus non plus dans la Septante.

Voici quelques extraits:
1 : « Quand les enfants des hommes se furent multipliés dans ces jours, il arriva que des filles leur naquirent élégantes et belles. »
2 : « Et lorsque les anges, les enfants des cieux, les eurent vues, ils en devinrent amoureux ; et ils se dirent les uns aux autres : choisissons-nous des femmes de la race des hommes, et ayons des enfants avec elles. »
10 : « Et ils se choisirent chacun une femme, et ils s'en approchèrent, et ils cohabitèrent avec elles ; et ils leur enseignèrent la sorcellerie, les enchantements, et les propriétés des racines et des arbres. »
11 : « Et ces femmes conçurent et elles enfantèrent des géants… »
Les sorcières connues:
L’image de la sorcière est courante dans les carnavals, comme dans les contes et légendes. Jeanne d'Arc a été accusée d'être une sorcière. Les raisons de cette accusation étaient qu'elle était originaire de Lorraine, province réputée pour la sorcellerie, la magie et le paganisme, et qu'elle a avoué avoir entendu pour la première fois des voix au pied de l'arbre enchanté de Bourlemont, qu'elle possédait le don de guérir les malades, que ses partisans l'adoraient presque comme une déesse. Après sa mort sur le bûcher, le bruit courut qu'elle était toujours vivante. Capturée par les Bourguignons, elle est livrée aux Anglais et est soumise à un procès en sorcellerie. Le procès se déroule à Rouen à huis-clos sous la conduite de l'évêque Cauchon du 9 janvier au 28 mars 1431. Jeanne est brûlée vive le 30 mai 1431. La révision de son procès commença en 1450. Jeanne d'Arc fut réhabilitée en 1456, béatifiée en 1909 et canonisée en 1920 et n'est à aucun titre considérée comme une sorcière de nos jours.
Holly Marie Combs,Alyssa Milano, Rose McGowan et Kaley Cuoco

Sorcières fictives:
La sorcière est un archétype de l'imaginaire européen. Son image indissociable du sabbat et des horreurs des bûchers a conservé l'essentiel de sa force en traversant les âges. Non seulement la sorcière apparaît toujours aujourd'hui dans les contes, les romans, les films et les masques des fêtes populaires, mais encore le message psychologique, social, religieux ou politique qu'elle véhicule est suffisamment fascinant pour se substituer à la réalité historique.
Hermione (Emma Watson) Harry Potter
Sorcières dans les œuvres de fiction.
Médée
Circé
Baba Yaga
Samantha et sa famille dans Ma sorcière bien-aimée
Les héroïnes de Charmed
Kiki et quelques personnages secondaires de Kiki la petite sorcière
Sabrina, l'apprentie sorcière
Hermione dans Harry Potter
La sorcière blanche dans Le Monde de Narnia
Willow et Tara dans Buffy contre les vampires
Yubaba dans Le Voyage de Chihiro
Les véritables sorcières du roman de Roald Dahl : Sacrées Sorcières
Ma Sorcière Bien-Aimée (1964-1972)
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10/21/2008
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Les enfants n'ont ni passé ni avenir, et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent.
(Jean de La Bruyère)
Les enfants commencent par aimer leurs parents. En grandissant, ils les jugent, quelquefois ils leur pardonnent.
(Oscar Wilde)
Si l'on veut s'approcher des enfants, il faut parfois devenir enfant soi-même.
(Nemcova Bozena)
Il vaut mieux être chassé d'entre les hommes que d'être détesté des enfants.
(Richard Henry Dana)
Les enfants trouvent tout dans rien, les hommes ne trouvent rien dans tout.
(Giacomo Leopardi)
Si les enfants devenaient ce qu'en attendent ceux qui leur ont donné la vie, il n'y aurait que des dieux sur la terre.
(A. Poincelot)
Il est aussi vain d'écrire spécialement pour le peuple que pour les enfants. Ce qui féconde un enfant, ce n'est pas un livre d'enfantillages.
(Marcel Proust)
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